Les cadres au forfait jours d’Eurocopter (groupe EADS) ont jusqu’au 31 mai pour signifier qu’ils refusent de passer de 211 jours travaillés à 216 en 2013 et 218 jours en 2014.
Regarder les couvertures dont bénéficient les salariés des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance en matière de santé, prévoyance, dépendance et retraite donne une bonne grille de lecture des évolutions en cours sur des marchés qui pèsent de plus en plus lourds et où les produits s’intègrent toujours davantage dans des logiques de rémunération globale. À quand une complémentaire et un fonds de pension pour tous ?
Comment le gouvernement va-t-il se sortir de cette négociation sur la « sécurisation de l'emploi » ? Au fur et à mesure de sa laborieuse avancée (soit neuf séances depuis le 4 octobre) et des positions toujours très éloignées entre syndicats et patronat, on peut légitimement s'interroger sur l'issue de cette affaire.
Entre décembre 2009 et juillet 2012, la part des non-cadres de plus 60 ans est passée de 0,46 à 0,93 % chez EADS en France (Airbus, Eurocopter...). Chez les cadres, la part des plus de 60 ans passe sur la même période de 1,5 à 2,1 % des effectifs. Une conséquence de la réforme de la retraite qui doit se conjuguer avec une meilleure prise en compte de la pénibilité.
Fin juin (pour simple information), à l'occasion d'un comité européen, Eurocopter a présenté son intention de mettre en place un nouveau dispositif de reconnaissance non monétaire pour les salariés de l'entreprise, au second semestre.
À chaque plan stratégique, un nom de code : Mikado à la Société Générale, Fitness chez TF1, Shape chez Eurocopter, Be magic chez Adecco, Afp'attitude à l'AFPA... Au final : un habillage très marketing, souvent déconnecté du terrain. Thierry Libaert, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique) et spécialiste de la communication, réagit à quelques exemples.