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24 / 04 / 2026 | 6 vues
Frédéric Le Griel / Membre
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Salaires chez les groupes Crédit Agricole et Groupama: Où est le ruissellement promis aux salariés ?

Les groupes Crédit Agricole et Groupama affichent des profits records et des milliards d’euros de résultats nets pour l’année 2025. Mais une question s’impose : où est le ruissellement promis aux salariés ?

 

Les négociations salariales de 2025, timides et peu ambitieuses, n’ont pas permis de répondre à cette attente légitime. Pire, à la MSA (Mutualité Sociale Agricole), les salaires sont gelés, et les perspectives de revalorisation du point d’indice (outil essentiel pour une augmentation équitable) restent incertaines, voire inexistantes.

Pourtant, d’un secteur à l’autre, le constat est le même : la hausse générale des salaires n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour préserver le pouvoir d’achat des travailleurs. 

 

Un contexte économique et social explosif


La hausse des dépenses contraintes (énergie, alimentation, logement) pèse lourdement sur les ménages et le contexte géopolitique actuel aggrave encore la situation.


Les salariés contraints d’utiliser un véhicule thermique pour se rendre au travail subissent de plein fouet l’inflation des carburants, sans compensation à la hauteur de leurs besoins. Dans ce paysage, le chiffre en bas de la fiche de paie n’est pas une variable d’ajustement : c’est le levier concret qui permet de faire face aux dépenses du quotidien.

 

Pourtant, les dividendes versés aux actionnaires et les rémunérations exorbitantes des dirigeants contrastent cruellement avec la modération salariale imposée aux salariés.

Comment justifier que les profits explosent tandis que les salaires stagnent voire reculent en pouvoir d’achat ?


La MSA, symbole des inégalités criantes


À la MSA, la situation est emblématique. Le gel des salaires et le blocage du point d’indice privent les agents d’une revalorisation salariale indispensable. Pourtant, leur travail est essentiel au fonctionnement du service public agricole. notre syndicat  ne l’accepte pas. La grève du 2 avril, en soutien aux travailleurs sociaux et pour exiger la hausse du point d’indice pour tous les salariés de la MSA, sera l’occasion de le rappeler avec force.


Mais cette mobilisation ne s’arrête pas là. notre organisation syndicale  interpellera aussi les dirigeants du Crédit Agricole et de Groupama : comment concilier des résultats financiers historiques avec une politique salariale a minima ?

 

La redistribution des richesses doit passer par une augmentation générale et significative des salaires.


Une revendication unifiée : la hausse générale des salaires


La  hausse générale des salaires n’est pas une revendication parmi d’autres, c’est la condition sine qua non pour défendre le pouvoir de vivre des salariés.

Que ce soit au Crédit Agricole, à Groupama ou à la MSA, la Section Fédérale des Organismes Agricoles sera en première ligne pour porter cette exigence .!

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