L'élection du représentant des personnels actionnaires au Conseil d’administration d’Orange est passée depuis plus d'un mois mais le représentant n'est toujours pas nommé par le président du fait d'une contestation en justice et d'une enquête interne.
Chez Orange, c'est par centaine que se comptent les permanents syndicaux qui prennent des congés, passent à temps partiel, se forment, déclarent des absences, obtiennent des augmentations salariales et des évolutions professionnelles, se déplacent avec des notes de frais à la clé. Autant d'informations que la direction refuse d'adresser à la CFE-CGC qui éprouve les limites du management par la confiance avec 320 permanents.
Le rapport d’expertise présenté au Comité Groupe France en janvier 2024 épingle le Plan de Départs Volontaires de SCE (Orange Business Services). L’expertise en déduit qu’Orange ne doit pas croire elle-même en l’efficacité de sa réorganisation.
Chez Orange, près de 250 équivalents temps plein (ETP) sont alloués en crédits de temps complémentaires (CTC) aux syndicats, selon les scores électoraux. Chacun ventile ses CTC en toute liberté. Au point que la CFE-CGC qui croule sous les crédits se propose de partager une trentaine d'ETP avec des militants FO, SUD et CFTC. Avec quelles motivations de la CFE-CGC et quelles réactions des autres syndicats ?
Les syndicats ayant construit avec les salariés de leurs entreprises des communautés sur des réseaux sociaux externes verraient plutôt comme un désavantage si les directions décidaient de leur ouvrir les portes du réseau interne. Un désavantage par rapport aux syndicats qui n'ont jusqu'alors rien fait sur les réseaux sociaux.
Lors des élections qui se sont déroulées du 13 au 16 novembre chez Orange, le nouveau syndicat Printemps écologique obtient 3 élus malgré l'impossibilité d'une liste commune avec la CGT dans la branche innovation.
« Par la fenêtre ou par la porte » : Un documentaire revient sur le combat syndical mené au sein de France Télécom-Orange pour obtenir la condamnation des dirigeants et de leurs politiques de gestion des ressources humaines durant la privatisation de l’ancien établissement public.
A Toulouse, Orange quitte mi-décembre un vieux site jugé énergétivore. Les salariés se voient imposés le rattachement sur un site qui va significativement allonger les temps de transport en voiture. Le CSE ne conteste pas le bilan énergétique positif du nouveau bâtiment mais le contrebalance, sur la base d'un rapport d'expertise environnementale de Syndex, avec une projection du bilan carbone des voitures. Alors que la direction ne veut pas entendre parler du projet alternatif du CSE, celui-ci a voté à l'unanimité la décision d'engager une action en justice pour préjudice écologique.
Le CSE d'Orange Grand Sud-Est a adressé un message aux 6 600 ouvrants-droit pour les informer des mesures préventives et punitives qui allaient s'appliquer pour contrer le nombre grandissant des salariés qui cherchent à frauder en considérant avoir un droit de tirage sur le budget des ASC.