États dépressifs en France : la santé au travail en cause
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À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la prise en compte des risques liés au travail industriel a donné naissance à notre système d’assurance puis de protection sociale.
En imaginant que le salaire perçu au cours des 12 mois précédents l’arrêt de travail ait été établi à 30 000 €, le salarié recevra une indemnisation de 3 750 € par an, soit 312,50 € par mois, en cas d’incapacité partielle permanente (IPP) de 25 % ce qui correspond au seuil d’éligibilité des dossiers de reconnaissance des affections psychiques par la branche accident du travail et maladie profes
L’indemnisation des maladies professionnelles est régie par des principes restrictifs établis il y a plus d’une centaine d’années, issus du compromis de 1898 sur les accidents du travail : réparation automatique et forfaitaire en contrepartie de l’absence de responsabilité de l’employé et de l’immunité de l’employeur.
Un cancer lié au travail sur deux ne serait pas reconnu. Alors qu’ils sont considérés comme une priorité des politiques depuis plusieurs années, les salariés exposés à des substances cancérogènes rencontrent de nombreux problèmes pour accéder à la reconnaissance en maladie professionnelle.
« Couvrez ce sein, que je ne saurais voir » - Le Tartuffe, Molière
Le chemin de la reconnaissance de l’épuisement professionnel en tant que maladie professionnelle inscrite au tableau des maladies professionnelles est parsemé d’épines.
Mon intervention en séance publique jeudi 1er février sur la proposition de loi de François Ruffin (rapporteur de la commission des affaires sociales), visant à faire reconnaître les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel comme maladies professionnelles. La majorité a voté une motion de rejet par 86 voix contre 34.
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