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Réintroduction de pesticides interdits : la santé des consommateurs ne doit pas être la variable d'ajustement de la politique agricole
L'AFOC a pris connaissance du vote du Sénat ouvrant la voie à une réintroduction dérogatoire de l'acétamipride et du flupyradifurone dans plusieurs filières agricoles.
Si les difficultés rencontrées par de nombreux agriculteurs sont réelles et résultent notamment d'une concurrence européenne insuffisamment harmonisée, elles ne peuvent justifier un affaiblissement des exigences sanitaires et environnementales.
Les consommateurs ont droit à une alimentation sûre, produite dans le respect de leur santé, de celle des travailleurs agricoles et de la biodiversité. Revenir sur l'interdiction de substances dont les effets sur les pollinisateurs sont établis et dont les impacts sanitaires continuent d'interroger la communauté scientifique constituerait un signal préoccupant.
L'AFOC demande aux pouvoirs publics de traiter les causes profondes de la crise agricole : rémunération équitable des producteurs, harmonisation des règles européennes, contrôle renforcé des importations et investissements massifs dans les alternatives agronomiques.
Il n'est pas acceptable que les consommateurs soient confrontés à une alternative entre la disparition de certaines productions françaises et l'exposition à des substances controversées. La réponse doit être économique, sociale et environnementale, non un recul des protections acquises !
L'AFOC appelle les parlementaires à préserver le principe de précaution, à garantir une information transparente des consommateurs et à construire une politique agricole conciliant souveraineté alimentaire, justice sociale, santé publique et protection de l'environnement.
- Relations sociales
- Santé au travail parrainé par Groupe Technologia
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Un retour en arrière au détriment des consommateurs
L'AFOC prend connaissance de l’adoption définitive, par le Parlement dans la soirée
du 21 juillet 2026, du texte de loi d’urgence agricole, permettant de réintroduire à titre
dérogatoire et sous conditions deux pesticides, l'acétamipride et le flupyradifurone.
Un an après la forte mobilisation contre la loi Duplomb, ce texte donne la possibilité à
l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
et du travail) de réintroduire ces deux pesticides interdits en France, mais autorisés
dans l’Union européenne.
Si l’AFOC est soucieuse des difficultés rencontrées par de nombreux agriculteurs,
résultant notamment d'une concurrence européenne indéniable, elle considère les
exigences sanitaires et environnementales comme intangibles et regrette qu’il n’en soit
pas de même du Parlement.
Les consommateurs ont droit à une alimentation sûre, produite dans le respect de leur
santé, de celle des travailleurs agricoles et de la biodiversité.
L'AFOC refuse que les consommateurs soient contraints d'arbitrer entre le maintien de
certaines productions françaises et leur droit à une protection élevée de leur santé et
de leur environnement.
Les réponses aux difficultés du monde agricole doivent s'inscrire dans une stratégie
économique, sociale et environnementale cohérente, sans remettre en cause les
protections acquises.