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16 / 07 / 2026 | 28 vues
Séverine Privat / Membre
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Agirc-Arrco : hors de question que les retraités soient une nouvelle fois la variable d’ajustement.

Notre organisation syndicale exige le respect des engagements et une revalorisation des pensions

 

Dans le cadre du groupe de travail paritaire Agirc-Arrco réuni ce 16 juillet, nous avons  pris connaissance des projections financières présentées par les services du régime.

 

Ces travaux confirment un élément essentiel : une revalorisation de la valeur du point est possible en 2026. Les réserves demeurent solides et permettent de garantir les droits des retraités tout en préservant les équilibres financiers.

 

Pour nous, il est hors de question que les retraités soient une nouvelle fois la variable d’ajustement.

 

  • le respect de l’Accord national interprofessionnel (ANI) est une obligation ;
  • le maintien du pouvoir d’achat des retraités constitue la finalité première du régime Agirc-Arrco ;
  • le paritarisme ne peut être affaibli par des décisions qui s’écartent des règles librement négociées entre les partenaires sociaux.

 

Notre organisation syndicale réaffirme également son attachement au système de retraite par répartition, ainsi que son attachement à la retraite complémentaire Agirc Arrco. Il ne saurait être question de remettre en cause ses principes fondateurs.

 

Le report de la prochaine réunion après la publication des nouvelles prévisions de l’Insee est une décision de bon sens. Les négociations devront s’appuyer sur des données économiques actualisées afin que les partenaires sociaux puissent prendre leurs responsabilités en toute transparence.

 

Nous aborderons les négociations de septembre avec détermination. Notre objectif est clair : obtenir une revalorisation conforme à l’Accord national interprofessionnel, préserver le pouvoir d’achat des retraités du privé, conforter le paritarisme et garantir durablement l’équilibre du régime.

 

Notre Confédération  est convaincue que le dialogue social est le meilleur levier pour construire des avancées concrètes. Encore faut-il que la négociation repose sur une exigence simple : le respect de la parole donnée et des accords signés. C’est à cette condition que le paritarisme conserve tout son sens et toute sa légitimité.

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Communiqué commun CFE-CGC/ CGT

 

En l’absence de majorité, les services de l’organisme ont déduit que l’absence de décision du CA entraînait le gel de la valeur de service du point AGIRC-ARRCO, et par conséquent le gel des retraites complémentaires pénalisant 14 millions de retraité·es. Cette décision a une conséquence également pour 28 millions de salarié·s actifs dont les droits sont en cours de constitution.

Or, le préambule de l’Accord national Interprofessionnel AGIRC ARRCO de 2023 consacre que « la volonté des signataires de préserver le pouvoir d’achat des retraites complémentaires pendant la période quadriennale est rendue possible par le niveau des réserves », en cohérence avec la pérennité financière du régime.

Le pilotage tactique du régime, dont le conseil d’administration est en charge, doit se fonder selon l’ANI, sur des projections mises à jour par les services AGIRC-ARRCO. Ces projections, présentées aux administrateurs, exposaient un résultat technique positif pour les années à venir, avec une augmentation continue des réserves du régime. Ces dernières, en appliquant la revalorisation de 1% demandée par les organisations syndicales, atteindraient ainsi plus de 13 mois de prestations en 2037. 

Les organisation syndicales CGT et CFE-CGC considèrent que par leur position, les administrateurs des organisations patronales ont empêché le CA d’appliquer les règles de pilotage mentionnées dans le texte, et ce faisant n’ont pas respecté la ligne directrice tracée par les signataires de l’ANI.

Pour la quatrième fois depuis la décision de gel et après de multiples tentatives de négociation, en particulier ce 16 juillet, les organisations patronales ont refusé toute évolution de leur position.

Constatant le blocage du patronat, la CGT et la CFE-CGC décident donc de porter l’affaire en justice, afin de