L’intelligence artificielle s’installe dans les entreprises à grande vitesse. Avant tout déploiement, l’employeur a une obligation légale : consulter le CSE. Plusieurs décisions de justice rendues en 2025 l’ont rappelé avec force. Tour d’horizon du cadre juridique et des enjeux pour les élus.
Créé par la loi du 2 août 2021, le passeport prévention entre enfin dans sa phase opérationnelle en 2026. Depuis le 16 mars, les employeurs ont l’obligation de déclarer les formations SST de leurs salariés dans cet espace numérique sécurisé. Un nouveau levier concret pour les élus CSE dans leur mission de suivi de la santé et sécurité au travail.
Les CSE disposent d’un nouveau délai pour se mettre en conformité concernant l’attribution des activités sociales et culturelles (ASC). L’échéance, initialement prévue au 31 décembre 2025, est désormais repoussée au 31 décembre 2026. Cette prolongation permet aux CSE de sécuriser leurs pratiques à la suite de l’évolution des règles relatives au critère d’ancienneté, désormais jugé discriminatoire.
La réforme de la facturation électronique entre progressivement en vigueur à partir du 1er septembre 2026. Elle impose de nouvelles obligations pour les entreprises assujetties à la TVA en matière d’émission et de réception de factures.
Mais qu’en est-il des Comités Sociaux et Économiques (CSE) ? Sont-ils concernés ?
APLD Rebond : Un nouveau dispositif pour soutenir les entreprises face à une réduction durable d’activité
Sur 12 mois glissants à fin juin 2025, le nombre de défaillances d’entreprises (ouvertures de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire directes) a augmenté de +5,2%, contre +11,8% fin mars 2025, et +18% fin 2024. La tendance à l’accalmie se confirme, donc malgré de nombreuses incertitudes économiques.
Le bilan de la Banque de France, publié en début d’année, décompte près de 55.500 défaillances d’entreprises en 2023, soit +34 % par rapport à 2022. Selon les économiste, une vague de défaillances devrait continuer de monter en 2024.