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17 / 04 / 2026 | 9 vues
Eric Peres / Abonné
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Ruptures conventionnelles: Une légère baisse en 2024

En 2024, 538 400 ruptures conventionnelles individuelles sont homologuées dans le secteur privé en France. Après deux années de hausse, leur nombre recule légèrement, mais la progression se poursuit pour les cadres, tandis que les indemnités restent nettement plus élevées pour cette catégorie.

 

Un léger recul après deux années de hausse

 

Le nombre de ruptures conventionnelles homologuées diminue de 1 % en 2024, après deux années de forte progression (+10,9 % en 2022 et +4,9 % en 2023). Cette baisse concerne la majorité des secteurs d’activité.

 

Cinq secteurs concentrent l’essentiel des ruptures conventionnelles : le commerce (19 %), les activités spécialisées scientifiques et techniques (18 %), l’hébergement-restauration (11 %), la construction (11 %) et l’industrie (10 %). Le recul est observé dans la plupart des régions.

 

Des évolutions différentes selon l’âge et la catégorie

 

La baisse concerne presque toutes les classes d’âge. Les ruptures conventionnelles diminuent de 0,6 % chez les moins de 30 ans, de 1,3 % chez les 30-39 ans et de 2,4 % chez les 40-49 ans. Elles augmentent en revanche légèrement chez les salariés de 50 ans ou plus (+0,4 %).

 

Les évolutions varient également selon les catégories socioprofessionnelles. Les ruptures reculent pour les employés (-4,2 %) et les ouvriers (-1,4 %), tandis qu’elles progressent chez les cadres (+5,7 %).

 

Des indemnités plus élevées pour les cadres

 

En 2024, l’indemnité médiane de rupture conventionnelle s’élève à 1 500 €. Elle atteint 990 € pour les employés, 1 140 € pour les ouvriers, 2 050 € pour les techniciens et 4 720 € pour les cadres.

 

À ancienneté et rémunération comparables, les cadres obtiennent aussi des montants plus élevés. L’indemnité médiane correspond à 0,30 mois de salaire par année d’ancienneté pour les cadres, contre 0,25 mois pour les autres catégories.

 

L’étude : https://urls.fr/UvNJuM

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