Participatif
ACCÈS PUBLIC
01 / 04 / 2026 | 10 vues
Corinne Lefaucheux / Abonné
Articles : 26
Inscrit(e) le 10 / 07 / 2009

500 000 entreprises à reprendre : la solution oubliée ?

Alors que le gouvernement annonce un plan ambitieux pour trouver 500 000 repreneurs face au départ massif des dirigeants baby-boomers, une question centrale se pose : qui pour reprendre durablement ces entreprises ? 

 

Si plusieurs mesures sont à l’étude pour faciliter les transmissions, l’enjeu dépasse la simple continuité économique. Il s’agit aussi de préserver l’ancrage local des entreprises, les emplois et les savoir-faire, dans un contexte où de nombreuses PME risquent de disparaître faute de repreneurs. 

 

Dans ce cadre, la transmission saine aux salariés apparaît comme une opportunité encore largement sous-estimée pour l’économie française. Avec des modèles comme les Scop, qui affichent un taux de pérennité nettement supérieur à la moyenne (79 % à 5 ans au-contre 69 % pour la moyenne nationale), cette solution combine stabilité, engagement des équipes et performance dans la durée. 

 

Si l’évolution du Pacte Dutreil ou d’autres dispositifs fiscaux vont dans le bon sens, la mesure qui pourrait avoir l’impact le plus structurant pour une économie durable reste le développement d’un véritable Pacte salarié, ainsi que tous les aménagements favorisant la transmission en Scop. Ces leviers permettraient de lever les freins financiers et les idées reçues liée à la reprise par les salariés en leur donnant les moyens de devenir dirigeants de leurs propres entreprises. 

 

« Les intentions vont dans le bon sens, mais l’enjeu est désormais d’accélérer. Les sociétés coopératives ont démontré leur capacité à résister aux crises et à s’inscrire sur la durée. Il est temps de traduire cette réalité en une volonté politique forte en faveur de l’économie portée par les salariés », souligne Fatima Bellaredj, déléguée générale de la CG Scop. 

Pas encore de commentaires