La responsabilité sociale, sociale et environnementale des entreprises est-elle une variable d’ajustement des impératifs économiques où une condition de la performance globale ? Le passage en CSE pose bien la question de la place des conditions de travail par rapport à l’économique dans une instance unique.
STE (ST-Ericsson) lance un second plan de départs volontaires. « La direction prévoit 100 départs, mais se contenterait de 70 », lance la CGT qui juge « scandaleux d'inciter des salariés à partir alors que l’entreprise reçoit de l’argent public pour développer notre industrie et ses emplois. Beaucoup d’argent pour ceux qui partent, des restrictions pour ceux qui restent.
En cette période de crise, l'abus de langage fait du mal à l'entreprise vertueuse.
En effet, qu'y a-t-il de commun entre une entreprise du CAC 40, dont l'actionnariat est surtout contrôlé par les fonds d'investissements (45 % du CAC 40), et un groupe éponyme également inscrit au CAC 40 mais bâti depuis des décennies avec ce même type d'actionnariat ?
Au mépris de l’indignation générale des salariés, Teleperformance France a décidé de poursuivre son second PSE de l’année 2010. Selon l'entreprise, la suppression de 700 emplois supplémentaires serait indispensable à la « sauvegarde la compétitivité du groupe ».
La presse a récemment relaté la vente de l’usine de transformateurs JST au fonds d’investissement lyonnais Siparex (cf. notamment Les Échos du 19 juillet 2010). Cette affaire est assez emblématique de la possibilité de maintenir en Europe, et plus particulièrement en France, des activités industrielles lourdes.
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