La MAIF ose l'annualisation du temps de travail
De source syndicale, la direction de la MAIF vient enfin de dévoiler l'objectif principal d'organisation souple, épanouissante et responsabilisante (OSER) : l'annualisation du temps de travail.
Le temps de travail constitue la cheville ouvrière de l’organisation du travail avec les forfaits jours, les temps partiel, les heures sup', l’annualisation ou encore les astreintes en guise d’ingrédients. Le développement du télétravail et du co-working sont sources de plus de flexibilité tandis que la géolocalisation permet de garder la main sur les salariés les plus mobiles. Lean management et approche participative font partie des techniques d’accompagnement d'un changement organisationnel permanent qui n’est pas sans conséquence sur la santé au travail.
De source syndicale, la direction de la MAIF vient enfin de dévoiler l'objectif principal d'organisation souple, épanouissante et responsabilisante (OSER) : l'annualisation du temps de travail.
Des horaires individualisés, variables ou flexibles (tous ces termes désignant la même chose) peuvent être mis en place dans l’entreprise. La plupart du temps, ils comprennent une plage fixe (où la présence du salarié est obligatoire) et des plages mobiles (plages durant lesquelles les salariés sont libres de choisir leurs horaires).
Les problématiques sont nombreuses au mois de mai dans la plupart des entreprises restées sur la saisonnalité légale. Il est demandé aux salariés de solder leur congés payés : naissent alors des litiges relatifs à leur nombre. La régularisation de leur indemnisation oblige à des ajustements financiers pas toujours réalisés.
Le temps nécessaire aux opérations d’habillage et de déshabillage n’est pas considéré comme du temps de travail effectif.
Cependant, ce temps doit donner lieu à des contreparties, soit sous forme de repos, soit sous forme financière lorsque deux conditions cumulatives sont remplies (art. L 3121-3 du code du travail) :
Mi-avril, l’ensemble des salariés d’Accenture France a reçu un courriel de la responsable des relations sociales intitulé : « 1er mai, day off ». Une e-card très florale...
La journée de solidarité s’applique en France métropolitaine (y compris en Alsace-Moselle) et dans les DOM et concerne tous les salariés relevant du code du travail (art. L 3133-7 et s. du code du travail).
Cette négociation était donc plus imposée par l’obligation de « remonter le moral des troupes » que de redresser la compétitivité salariale.
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