Organisations
Supprimer, ce n'est pas simplifier : aidons vraiment les entreprises de l'ESS !
CRESS, ESS France, CSESS … Va-t-on supprimer au nom de la « simplification de la vie économique » tout ce qui fait mention de l'ESS ? C’est ce que semble proposer le groupe Le Républicains dans le projet de loi simplification économique.
Dans un contexte budgétaire déjà difficile pour les entreprises et organisations de l’ESS, ils proposent de supprimer tous les espaces de représentation et de dialogue de l'ESS, par le biais de 3 amendements supprimant les articles de la loi 2014 relative à l’ESS mentionnant : ESS France, les Chambres Régionales de l’ESS (CRESS) et le Conseil Supérieur de l’Economie Sociale et Solidaire (CSESS).
On voit difficilement comment ces mesures vont simplifier la vie des structures de l’ESS partout en France. On voit par contre bien mieux comment elles constitueront une fragilisation de plus de leur écosystème et de leur voix.
La simplification est-elle en réalité la négation des spécificités des modèles de l'ESS et des espaces de représentations pensés par et pour les organisations qui la compose ?
Pour aider vraiment les entreprises de l’ESS, ESS France a toute une salve de propositions dont certains parlementaires se sont d’ailleurs déjà saisis et que nous continuerons à porter. Alors que les corps intermédiaires sont malmenés, que la crise démocratique s’amplifie, que les méthodes brutales expérimentées outre-atlantique semblent faire des émules ici, l’ESS n’est pas attaquée au hasard. Notre société a besoin de démocratie. Elle a besoin d’une société civile organisée et d’une vie économique riche de sa diversité.
L’ESS qui rassemble les associations, fondations, mutuelles, coopératives et sociétés commerciales de l’ESS et qui représente 2,6 millions d’emplois répartis dans tous les secteurs de l’économie à travers plus de 200 000 établissements a prouvé son rôle indispensable pour la cohésion sociale, les protections collectives, l’innovation sociale et la transformation durable de l’économie.
Cessons les attaques contre ce qui fait tenir notre pays debout, contre ceux, bénévoles, adhérents, sociétaires, coopérateurs, qui construisent au quotidien une autre économie. Cessons de vouloir faire taire leur voix. Cessons surtout de leur mentir : les faire taire ce n’est pas simplifier, c’est les effacer.
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Menace sur les CESER
Menace sur les CESER : FO interroge le Premier ministre
Lors d’un débat au CESE auquel prenait part le Premier ministre hier, Force ouvrière a interrogé le chef du gouvernement sur la situation des CESER. A l’Assemblée nationale la semaine dernière, la commission spéciale réunie pour examiner le projet de loi sur la simplification de la vie économique a adopté deux amendements visant à la suppression des CESER. Le Premier ministre a pris l’engagement que le gouvernement soutiendrait activement les CESER (https://youtu.be/9DfjDsGmFI8).
Nous avons rappelé que ces assemblées de la société civile organisée, présentes dans chaque région et composées de membres issus des mondes économique, syndical, associatif et agricole, ont un rôle majeur pour éclairer les instances régionales dans leurs prises de décision et permettent une vision à long terme des territoires.
Pour notre organisation syndicale , présente dans tous les CESER, dans l’hexagone et les Outre-mer, cette suppression est une attaque inacceptable contre la démocratie et la démocratie sociale.
La confédération agit avec force pour obtenir le maintien des CESER et multiplie les prises de contact avec l’exécutif et les groupes parlementaires pour que le projet de loi, lorsqu’il sera débattu par les députés en séance plénière la semaine du 8 avril, ne retienne pas ces amendements de suppression. La Confédération reste mobilisée pour s’assurer que le gouvernement tienne son engagement de soutenir activement les CESER.