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02 / 10 / 2026 | 13 vues
Alexandre Beau / Membre
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La MGEN dresse son bilan de la PSC et fixe le cap pour la suite

A l’occasion d’une rencontre avec la presse, les dirigeants de la MGEN sont revenus sur la mise en place de ce chantier et ont présenté leur nouveau plan stratégique «Engagements 2030».

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Depuis la mise en œuvre de la PSC, la MGEN a opéré «une révolution quasi-copernicienne : passer de mutuelle individuelle facultative à mutuelle collective obligatoire», a observé son président Matthias Savignac. Outre les importantes transformations et adaptations, en particulier opérationnelles (avec notamment un changement de système d’information), «nous avons eu la conviction qu’il fallait travailler avec d’autres», a-t-il poursuivi rappelant les alliances conduites avec d’autres mutuelles de la Fonction publique (MAEE, MGAS, MNH, Relyens).

 

Concernant son périmètre historique, la MGEN couvre désormais environ 1,8 million de personnes (soit les agents actifs des ministères de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ainsi que leurs ayants droits). Un peu plus d’un agent sur deux a opté pour une couverture santé renforcée (contrats avec option 1 ou option 2) et près de 30 % des agents affiliés ont enregistré des bénéficiaires.

 

«Malgré cette bascule qui a été extrêmement complexe à mettre en œuvre, nous avons réussir à ne jamais être débordé par les stocks, c’est-à-dire que les prestations ont été assurées dans des délais très raisonnables (…). Et en prévoyance nous avons réussi la transformation de notre portefeuille», a indiqué Christian Cochennec, directeur général de la mutuelle.

 

Pour les risques lourds, quasi-totalité des adhérents sont restés couverts soit à titre individuel (750 000 adhérents) ou ont basculé sur le contrat collectif à adhésion facultative mis en place par la réforme (110 000 adhérents). Un important travail de pédagogie a été conduit alors que la couverture de ces agents intégrait auparavant un couplage historique en santé et prévoyance. Concernant la couverture santé des retraités, seuls 4 000 ont en revanche rejoint le contrat collectif.

 

Lors de l’assemblée générale de juillet dernier, les délégués ont approuvé à une large majorité le nouveau plan stratégique «Engagements 2030». Son premier levier vise à «continuer d’améliorer fortement notre expérience relationnelle adhérents», a souligné le DG. La MGEN continuera également de se développer sur la santé collective, avec notamment la fonction publique hospitalière (en partenariat avec MNH et Relyens) et la prévoyance. L’ambition est aussi «d’agir sur la trajectoire des dépenses futures», a poursuivi Christian Cochennec, insistant sur le rôle de la prévention, en particulier secondaire «pour prévenir à la fois les arrêts de travail et l’évolution des dépenses de santé». Pour Matthias Savignac, «Travailler sur qu’on considère être un continuum entre prévention, santé et prévoyance, c’est aussi se doter de la capacité de faire une vraie gestion du risque». Le président a également insisté sur la «performance sociale» des activités de la mutuelle, à travers les dimensions de durabilité, de RSE, etc, pointant un «marqueur très différenciant».

 

Les activités internationales de la MGEN vont aussi connaître un coup d’accélérateur. Engagée historiquement auprès des expatriés, la mutuelle est également présente au Portugal depuis 15 ans (sous la forme d’une société de courtage dont elle est le seul actionnaire et le seul assureur) et se positionne à la troisième place sur le marché individuel et à la quatrième sur le marché collectif. Elle y emploie 100 collaborateur et couvre 225 000 adhérents. Un développement plus large à l’échelle européenne est prévu, en commençant par l’Espagne à compter de l’année prochaine, puis l’Italie.

 

Le président et le directeur général sont aussi revenus sur le projet gouvernemental de mettre fin à la gestion du RO par les mutuelles de fonctionnaires , qui s'intégrerait dans le cadre de la mission «Etat efficace», lancée par le Premier ministre. «Nous ne voyons ni le rationnel économique, ni le rationnel d’efficacité», a déploré Matthias Savignac.

 

La mutuelle souligne l’impact sur les 1 000 emplois affectés à cette gestion, répartis sur quatre sites (Lyon, Montreuil, Le Mans et Rennes), gérant le RO de 3,3 millions de personnes. Sur la forme, «nous sommes pas officiellement notifiés, nous n'avons aucune discussion ni avec la DSS ni avec le Premier ministre ni avec personne», a déploré le président mutualiste.

 

En cas de dénonciation d’ici la fin de l’année, la fin de la délégation de gestion s’appliquerait à compter du 1er janvier 2028. En attendant, la mutuelle se mobilise : 25 000 courriers d’interpellation ont déjà été envoyés à des députés ou maires des villes concernées.

 

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