Participatif
ACCÈS PUBLIC
07 / 10 / 2026 | 10 vues
Jacky Lesueur / Abonné
Articles : 2481
Inscrit(e) le 04 / 03 / 2008

La Fédération bancaire française et la Fédération Syntec dévoilent leurs propositions pour former, attirer et conserver les talents  

À l’occasion des 2èmes Rencontres sur les Compétences de demain, organisées le 7 octobre 2026 à Paris, la Fédération bancaire française (FBF) et la Fédération Syntec (*) ont dévoilé  huit propositions communes pour développer les formations et les compétences nécessaires à notre compétitivité et à notre souveraineté.

 

Alors que les transformations numérique, technologique et environnementale bouleversent les métiers et les besoins des entreprises, la capacité de la France à former davantage de talents, à élever le niveau des compétences et à ancrer durablement les emplois qualifiés sur son territoire constitue un enjeu économique majeur.

 

La bataille des compétences est donc aussi une bataille d’attractivité pour que nos talents choisissent la France pour y travailler et y construire leur carrière, et pour que les entreprises puissent y créer et y conserver leurs emplois qualifiés.

 

Ce constat est partagé par deux fédérations représentant des pans importants de l’économie française. La Fédération Syntec représente plus de 150 000 entreprises des secteurs du numérique, de l’ingénierie, du conseil, de l’événementiel et de la formation professionnelle, et 1,4 million de salariés. La Fédération bancaire française représente pour sa part 320 entreprises bancaires et près de 370 000 salariés.

 

La Fédération Syntec et la FBF ont identifié trois priorités :

- mieux préparer les jeunes aux compétences de demain,

- conforter leur insertion professionnelle

- et faire de la France un territoire attractif pour les talents et les emplois qualifiés.

 

= Former davantage de talents scientifiques et mieux accompagner l’orientation

 

Pour la FBF et la Fédération Syndec, le  premier impératif est de renforcer la formation scientifique dès le lycée. Les profils scientifiques sont devenus minoritaires parmi les bacheliers généraux : près de 40 % des bacheliers sont aujourd’hui sans mathématiques et les effectifs en sciences de l’ingénieur ont été divisés par cinq.

 

L’enjeu est aussi celui de l’orientation. Mieux faire connaître les métiers scientifiques, techniques et financiers et renforcer les liens entre établissements scolaires et monde professionnel doit permettre aux jeunes de construire des parcours plus éclairés et davantage en phase avec les besoins de l’économie.    

 

Cette ambition passe également par un travail spécifique pour la mixité en luttant contre les stéréotypes de genre et en faisant évoluer pédagogie, évaluation et actions volontaristes auprès des jeunes filles (parrainage…).

 

= Faire de l’apprentissage un investissement durable dans les compétences

 

La FBF et la Fédération Syndec considèrent que l'apprentissage constitue un autre levier essentiel. Son efficacité en matière d’insertion professionnelle est significative : le taux d’accès à l’emploi atteint 80 % pour les apprentis, contre 68 % pour la voie scolaire. Il contribue également à ouvrir l’accès aux études supérieures et aux emplois qualifiés à des jeunes issus d’horizons plus divers.

 

Dans un contexte budgétaire contraint, la FBF et la Fédération Syntec défendent un cadre stable et lisible pour les entreprises comme pour les jeunes, davantage piloté en fonction de la qualité des formations, de leur capacité d’insertion et des besoins en compétences des entreprises.

 

= Faire de la France une terre d’emplois qualifiés

 

Ils considèrent également qu'il convient de former davantage ne suffira toutefois pas si la France ne parvient pas à conserver les compétences qu’elle forme, à attirer celles dont son économie a besoin et à maintenir les emplois qualifiés sur son territoire.

 

L’enjeu est d’autant plus important que la France doit recruter environ 100 000 personnes par an, notamment des ingénieurs et des techniciens, pour accompagner sa réindustrialisation. Dans le même temps, 14,8 % des ingénieurs français en activité travaillent à l’étranger, soit près de 150 000 personnes, auxquels s’ajoutent environ 15 000 diplômés de grandes écoles qui débutent chaque année leur carrière hors de France.

 

Les huit propositions de la Fédération bancaire française et de la Fédération Syntec sont présentées dans un  document disponible ici.

 

(*) https://www.syntec.fr/missions-activites/

Pas encore de commentaires