La Mutualité ne veut pas d'un « mariage fusionnel » avec la Sécu
- Protection sociale parrainé par MNH
La complémentaire santé, la prévoyance des risques lourds (invalidités, décès), les coups de pouce à la retraite sont autant d’ingrédients de ce thème qui se conjugue dans les entreprises avec les leviers de la rémunération globale. La protection sociale complémentaire s’articule aussi avec les mécanismes de l’assurance maladie et de l’assurance vieillesse sur fond d’exonérations de cotisations sociales.
Alors qu’est attendu avec impatience le nouveau contenu des contrats responsables, la Mutualité Française verse ses propositions au débat. Dans un entretien à l’AFIM, qu'il nous a autorisé à reprendre dans nos colonnes, son président estime que ce dispositif doit s’articuler avec le développement du contrat d’accès aux soins chez les médecins.
Le projet de loi sur « l'adaptation de la société au vieillissement » sera présenté en Conseil des ministres le 9 avril prochain pour, a priori, être débattu à l'Assemblée nationale avant l'été. Ce texte constitue un premier volet et porte sur le soutien aux personnes âgées vivant à domicile, la seconde loi prévue pour 2015-2016 devant concerner les résidents en maison de retraite.
Dans son baromètre annuel (administré par l'IFOP), le cabinet Deloitte se penche sur la perception de la généralisation de la complémentaire santé aux salariés.
D'après cette enquête, un Français sur deux ne connaît pas l'ANI et 34 % « n'ont pas une idée claire de son contenu ».
Pourtant, cette réforme est perçue « très favorablement » par 78 % des sondés.
Dans un arrêt du 20 novembre 2013, la Cour de Cassation a jugé que l’employeur n’informant pas le salarié sur le maintien des garanties complémentaires santé et prévoyance est redevable d’une indemnisation. En pratique, les conséquences financières peuvent se révéler très lourdes…
Face à un déficit global « prévisible » de près de 14 millions d’euros sur les contrats de complémentaire santé (gérés par la Mutuelle Générale) et de prévoyance (Humanis), la direction d’Orange a décidé d’éponger (5,8 millions d'euros de déficit constaté fin 2012).
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