Les conseillers du Crédit Mutuel ne touchent effectivement aucune commission et sont rémunérés exclusivement au fixe. Le slogan de la dernière campagne de publicité n'est donc pas mensonger mais mérite certaines précisions.
Pour le moment, les conseillers du Crédit Mutuel sont uniquement rémunérés au fixe. D’où la campagne de publicité nationale qui joue en ce moment sur cette originalité dans le paysage bancaire. Mais l’appel à la grève lancée par l’intersyndicale de trois fédérations du groupe pour demander le retrait d’un projet d’introduction d’une rémunération variable brouille quelque peu le message.
D'un volet de sa politique de rémunération, « la banque à qui parler » en a fait un slogan publicitaire : « au Crédit Mutuel, les chargés de clientèle ne sont pas commissionnés... Et ça, ça change tout ». Original de voir une banque communiquer sur ce registre dans le cadre d'une campagne de publicité nationale jouant sur tous les supports.
La Cour de Cassation considère que les dispositions de la loi du 20 août 2008 relative à la représentativité syndicale sont conformes au droit international dans le cas de la société SDMO.
Le jeudi 11 février, le tribunal d'instance de Brest a validé 9 des 12 mandats CFTC dénoncés par la direction du Crédit Mutuel au regard de la loi sur la représentativité. Deux autres mandats sont en attente de décision. Un seul n'est pas validé. Argument du juge : la convention collective Crédit Mutuel UES Arkade est plus favorable que la loi.
Si elle veut préserver sa spécificité, l’économie sociale se doit de revisiter la pratique de la gouvernance démocratique et de l’adapter à des entreprises insérées dans l’économie mondialisée. Un travail qui est déjà à l’œuvre dans certaines structures et en réflexion dans d’autres. L’enjeu est crucial car il s’agit de faire vivre les valeurs de cette économie alternative.