Groupe Areva : inacceptable gel des salaires
Après avoir voulu marquer les esprits par une annonce du gel des salaires pour 2012, la direction d’Areva fait semblant de prendre en compte le mécontentement des salariés et propose « une toute petite mesurette » :
Notre groupe ne franchira pas ses difficultés en « oubliant » sa richesse que sont les compétences et la motivation des salariés. Rien ne justifie une telle mesure d’austérité, c’est pourquoi la CGT propose :
- une prime annuelle de 400 € pour tous les salaires bruts annuels inférieurs à 50 000 €.
- le groupe, avec un carnet de commandes de 43 milliards d’€, n’est pas en crise ;
- la trésorerie du groupe n’est pas en difficulté ;
- dans la période « dite de relance du nucléaire », les augmentations de salaire ont été « plus que raisonnables » ;
- on va demander aux salariés des efforts supplémentaires en leur faisant subir des baisses de pouvoir d’achat ;
- en bloquant à la fois les salaires et les embauches, il y a un fort risque de briser la transmission des savoirs et compétences.
Notre groupe ne franchira pas ses difficultés en « oubliant » sa richesse que sont les compétences et la motivation des salariés. Rien ne justifie une telle mesure d’austérité, c’est pourquoi la CGT propose :
- une augmentation uniforme de salaires de 70 € par mois (pour l’ensemble des salariés du groupe Areva) ;
- un salaire minimum à 1 700 € bruts.
La négociation des salaires est du domaine de l’entreprise mais la lettre de cadrage (qui est devenue officielle avec ce projet de gel des salaires) est fixée par Areva. Il s’agit donc d’agir sur les intentions de la direction du groupe Areva afin de faciliter de réelles négociations dans les entreprises.
Journée intersyndicale de grève de 59 minutes le 26 janvier 2012.
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