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19 / 05 / 2026 | 22 vues
Christian Grolier / Abonné
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Les agents publics méritent mieux qu’une sous transposition.de la directive européenne relative à la transparence des rémunérations

Les fédérations de fonctionnaires ont été à nouveau conviées, la semaine dernière, à une dernière  réunion sur la transposition de la directive européenne relative à la transparence des rémunérations


Ce dossier étant suivi par le Premier ministre, le calendrier ne peut être précisé ni sur le retour d’une version finale, ni sur la date de l’examen en CCFP.


Le rappel de notre approche:


Dans un contexte de perte de pouvoir d’achat pour l’ensemble des agents et touchant plus particulièrement les femmes, la transposition de la directive européenne du 10 mai 2023 relative à la transparence des rémunérations montre une fois de plus que le gouvernement n’a aucune réelle volonté de lutter contre les inégalités femmes / hommes par des actes forts :


- Un calendrier plus que tardif pour la transposition (le gouvernement a dépassé le délai fixé par le parlement européen) ;
- Pas de moyens budgétaires ;
- Pas de mesures contraignantes significatives ;
- Le mécanisme des sanctions insuffisant, pas assez dissuasif.


Pour nous  il y a urgence de passer d’une logique de simple mesure à une obligation de correction des écarts de rémunération.

Les  agents publics méritent mieux qu’une sous transposition.


FO Fonction publique a été présente aux trois groupes de travail qui se sont tenus et est intervenue sur chaque article pour proposer des amendements dans le sens d’une transposition de la directive à la hauteur d’une réelle égalité salariale femme /hommes, car cela concerne l’ensemble des agent titulaires ou contractuels.


Pour notre organisation syndicale , il est hors de question de valider, lors du prochain Conseil Commun de la Fonction Publique , une transposition de la directive qui n’apporte aucune amélioration réelle.

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En pleine période inflationniste, le Gouvernement a décidé que les agents publics n’auraient toujours
pas d’augmentation.


Le point d’indice reste gelé, le tassement des grilles indiciaires supprime le droit à la carrière et la
reconnaissance des qualifications.


Aujourd’hui 1er juin, les employeurs publics sont contraints de verser une indemnité différentielle à
862 000 agents publics pour qu’ils ne soient pas payés au-dessous du SMIC. La tendance s’accélère :
la rémunération de la grande majorité des fonctionnaires est bloquée au SMIC ou s’en rapproche.
Le choix politique est clair : la dépense publique est orientée vers les subventions ou exonérations
pour les grandes entreprises et l’économie de guerre.


La circulaire publiée le 20 avril 2026 par David AMIEL, ministre de l’Action et des Comptes publics
affirme les priorités budgétaires du Gouvernement :


« L’effort engagé depuis des années en faveur de la Défense doit être poursuivi et amplifié dans les années
à venir. La nécessaire conciliation de cette priorité avec la nécessaire maîtrise des comptes publics impose
des choix : les budgets ministériels hors mission défense devront globalement être en diminution
».

 


L’actualisation de la Loi de programmation militaire adoptée le 19 mai accorde 36 milliards d’euros
supplémentaires pour atteindre une dépense de 436 milliards d’euros sur la période 2024 – 2030.


La paupérisation et la précarité de plus en plus prégnante des agents publics est donc un choix assumé
du Gouvernement. Cette précarisation entrainera comme certains spécialistes aujourd’hui s’accordent
à le dire, une vague sans précédent de démissions.


Pour la FGF-FO, ce choix est inacceptable !


Face à l’inflation, le Gouvernement doit répondre de toute urgence à nos revendications :


• augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 10% ;
• compensation de la perte subie par la valeur du point d’indice depuis le 1er janvier 2000, soit
33% ;
• indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation ;
• le pied de grille de la catégorie C à 120% du SMIC ;
• le pied de grille de la catégorie B à 140% du SMIC ;
• le pied de grille de la catégorie A à 160% du SMIC ;
• suppression de la pénalité de 10% lors des congés maladies ordinaires.

 


Si le Gouvernement refuse la satisfaction de ces revendications, la FGF-FO prendra acte qu’une ligne
rouge a été franchie.

Au Gouvernement de prendre ses responsabilités !