« Délégation des tâches » en désert médical : les infirmiers ne sont pas des tâcherons !
Le gouvernement souhaite procéder à des glissements de tâches dans les déserts médicaux. Les infirmiers sont des professionnels : formation, compétences, diplôme en licence, décret d’acte et code de déontologie.
Les suicides de nos collègues ainsi que les agressions dont ils ont été victimes, médiatisés (ou non) au cours du tragique été 2016, ont mis en exergue le malaise soignant créant de multiples réactions sur le terrain au regard des faits mais également du silence ministériel.
Le ministère de la Santé va toujours plus loin dans sa recherche d’économies. Lors du dernier haut conseil des professions paramédicales (HCPP), un « séquençage des activités » a été proposé pour permettre un « exercice partiel » des professions de santé.
Dans le texte présenté le 22 septembre 2016 au HCPP, toutes les professions de santé réglementées sont visées, médicales comme soignantes.
Les réorganisations de service, la charge de travail et les pressions institutionnelles sont à l'origine de trois suicides d'infirmières hospitalières.
Que peut-on attendre de la grande conférence de santé ?
Alors que la loi de santé a été publiée le 26 janvier, le Premier Ministre convoque une grande conférence de santé le 11 février 2016. Que peut-on en attendre ?
Avec près de 10 000 décès par an et plus de 200 000 tentatives, les conduites suicidaires restent une préoccupation majeure en France. Face à ces chiffres préoccupants, l’observatoire national du suicide (*), créé en 2013, poursuit régulièrement sa réflexion pour mieux comprendre et prévenir ce fléau de santé publique.
Pas d'infirmières au Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie
Par un décret publié au Journal Officiel du 6 janvier 2015, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est créé pour assurer le suivi des politiques publiques et à l’information de la population et des professionnels concernant les soins palliatifs et la fin de vie.
Sauf à abroger le code de la mutualité et à supprimer explicitement les sociétés de personnes, il est peu probable qu’un ministre de la santé et un gouvernement s’acharnent autant sur les petites mutuelles que ne l’ont fait Marisol Touraine et les gouvernements auxquels elle a appartenu.