Participatif
ACCÈS PUBLIC
07 / 02 / 2026 | 6 vues
Clarisse Josselin / Membre
Articles : 13
Inscrit(e) le 23 / 07 / 2025

Papeteries de Condat : les salariés toujours dans l’attente d’une éventuelle reprise

 Les quelque 200 salariés des Papeteries de Condat, au Lardin Saint-Lazare, sont sous le choc.

 

Dans cet ancien fleuron industriel de Dordogne, qui a employé jusqu’à 1200 personnes, la production de papier s’est arrêtée le 20 janvier, faute de commandes. Les salariés continuent d’être payés grâce à la vente de stocks mais restent désormais chez eux, dans l’attente d’une éventuelle reprise. L’entreprise avait été placée en redressement judiciaire le 22 octobre.

 

Les trois candidats en lice pour la reprise devaient présenter leurs offres finalisées le 4 février, lors d’une audience au tribunal de commerce de Bordeaux. Un seul promet de conserver tous les salariés.

 

L’intersyndicale avait  appelé à une « manifestation de la dernière chance » ce même jour devant l’usine et le tribunal lors de l'audience.

 

 Une ligne fermée en 2023

 

« Certains dossiers étaient encore à améliorer. On croise les doigts pour que des candidats se présentent et qu’on ne soit pas directement placés en redressement judiciaire », soulignait ces derniers jours Patricia Canto, secrétaire FO du CSE.

 

Arguant d’une baisse de commandes, la maison mère, le groupe Lecta, avait fermé en 2023 la ligne de production de papier couché qui faisait la renommée de l’usine, supprimant 174 postes. Pour le syndicat, il s’agissait plutôt d’une délocalisation de la production dans d’autres usines du groupe. Et Patricia Canto de lâcher ainsi : « Lecta a pris notre savoir-faire et notre papier couché. On le voyait venir, mais l’usine leur appartenait et ils s’en fichaient. »

Pas encore de commentaires