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Hôpital de Condom : la pénurie de médecins ne doit pas servir de prétexte à la fermeture de l’hôpital public !
LA PÉNURIE MÉDICALE NE DOIT PAS DEVENIR LA PÉNURIE DE SOINS !
La Fédération des personnels des services publics et des services de santé apporte son soutien plein et entier au syndicat FO du Centre Hospitalier de Condom, ainsi qu’à l’ensemble des agents confrontés aux conséquences d’une pénurie médicale qui fragilise particulièrement les établissements publics de santé en milieu rural.
À Condom, 20 lits du service de médecine générale viennent d’être fermés faute de médecins. Pour FO, cette situation est inacceptable.
Depuis des années, les établissements hospitaliers subissent les conséquences de choix politiques qui ont conduit à une insuffisance de médecins et de personnels paramédicaux. Aujourd’hui, lorsque les médecins manquent, la réponse est trop souvent la même : fermetures de lits, réduction d’activité, mutualisations et réorganisations, avec pour seule variable d’ajustement la réduction de personnels et une diminution de l’offre de soins.
Ce ne sont ni les agents, ni les patients, ni les territoires ruraux qui sont responsables de la pénurie médicale. Pourtant, ce sont eux qui paient en premier lieu le prix de cette politique austéritaire !
Fermer 20 lits à Condom ne fait pas disparaître les besoins de santé. Les patients devront être orientés ailleurs, parcourir davantage de kilomètres, tandis que les autres établissements, déjà en tension, devront absorber une activité supplémentaire.
Cette fermeture risque également de peser sur les urgences et le service de soins médicaux et de réadaptation (SMR), le service de médecine constituant un maillon essentiel du parcours de soins et notamment de l’aval des urgences.
LES PERSONNELS NE DOIVENT PAS ÊTRE LES VICTIMES DE LA FERMETURE.
Notre fédération soutient la trentaine d’agents qui sont aujourd’hui affectés dans d’autres services, après avoir déjà subi une fermeture temporaire de quatre semaines durant l’été. La situation est d’autant plus préoccupante pour les nombreux agents contractuels dont l’avenir professionnel demeure incertain.
Elle exige qu’aucun agent ne soit abandonné et qu’un véritable plan d’accompagnement professionnel et psychologique soit mis en place.
NOTRE ORGANISATION SYNDICALE DIT STOP À LA SPIRALE DES FERMETURES QUI CONDUIT PROGRESSIVEMENT À LA DISPARITION DE L’OFFRE DE SOINS DE PROXIMITÉ ET FRAGILISE LES HÔPITAUX RURAUX.
Pour nous , la logique doit être inverse : en formant davantage de médecins, en rendant l’exercice dans la fonction publique hospitalière attractive, par de meilleures rémunérations et conditions de travail, et en procédant à des recrutements à la hauteur des besoins en personnels nécessaires, tout en donnant aux établissements les moyens de fonctionner.
ELLE EXIGE DES GARANTIES POUR L’HÔPITAL DE CONDOM.
Notre fédération soutient les revendications du syndicat FO de Condom et exige :
• la réouverture du service de médecine et le maintien des 20 lits ;
• le recrutement immédiat des médecins nécessaires ;
• le maintien de tous les emplois et de toutes les compétences ;
• aucun licenciement ni non-renouvellement de CDD lié à cette fermeture ;
• des garanties pour les agents contractuels ;
• un accompagnement psychologique et professionnel renforcé des personnels ;
• le maintien d’une offre de soins de proximité répondant aux besoins de la population.
Elle réaffirme son soutien à son syndicat du Centre hospitalier de Condom, qui depuis plus de 30 ans, est aux cotés des personnels et défend sans relâche leurs intérêts.
Le syndicat du CH de Condom ne défend pas seulement les 20 lits de médecine : il défend le droit à des soins de proximité, le droit des agents à exercer leur métier dans des conditions dignes et l’avenir de l’hôpital public rural.
La pénurie médicale n’est pas une fatalité. Elle ne doit pas devenir un instrument pour organiser la pénurie de soins.
septembre 2026