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07 / 09 / 2026 | 3 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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Qu'en est-il du travail réel des agent·es des services publics, au quotidien ? 

Alors que le débat sur l'état des services publics en France s'accentue depuis le début des années 2000, celui-ci se concentre souvent sur la question des moyens. Celle-ci est en effet fondamentale. Mais qu'en est-il des collectifs de travail, des relations avec la hiérarchie, du rapport aux ordres et aux consignes, du sentiment de partager des valeurs et des visions communes ?... Vrai sujet régulièrement évoqué par les organisations syndicales de la Fonction Publique qui dénoncent la dégradation croissante du climat social. On notera aussi que les résultats de baromètres mis en place dans certaines administrations sont souvent peu glorieux...

 

Mais qu'en est-il du travail réel des agent·es des services publics, au quotidien ? 

 

Ce sont ces questions qui ont conduit le collectif Nos services publics à mener, entre octobre 2025 et février 2026 et à l’issue de deux ans de travaux, une enquête inédite sur le travail des agent·es public·ques, dans la diversité des trois versants de la fonction publique, des catégories et des statuts .(*)

 

Issu de l’analyse des 20 000 réponses apportées à ce questionnaire, le rapport « Travailler dans le service public : enquête sur le vécu des agent·es public·ques » en dévoile aujourd’hui les premiers résultats.(**)

 

Les principaux éléments à retenir:

 

Des agent·es attaché·es à leurs missions, mais empêché·es de bien faire leur travail. 

Les agent·es ont conscience du caractère essentiel de leur métier, mais se sentent fréquemment dans l’incapacité de mener à bien leurs missions. Dans la fonction publique hospitalière, 41 % des répondant·es déclarent sacrifier souvent ou très fréquemment la qualité de leur travail. C’est le cas de près d’un tiers de leurs homologues de la fonction publique territoriale et de la fonction publique d’État.

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- Des collectifs qui font tenir, mais fragilisés. 

Les collectifs de travail sont un déterminant clé du bien-être au travail. Trois éléments apparaissent particulièrement déterminants pour leur qualité : une bonne entente avec les collègues, le partage d’une vision commune du service public et l’absence de concurrence au sein de l’équipe. Ces collectifs sont toutefois mis à mal par l’insuffisance des effectifs, des turnovers inadaptés ou des conditions d’accueil insatisfaisantes.

 

- Des divergences de vécu entre encadrant·es et non-encadrant·es, une convergence de vision entre collègues.

La qualité de la relation hiérarchique est un déterminant majeur du bien-être au travail, mais son vécu diffère selon la position des agent·es. La cohésion est plus forte entre collègues qu’avec la hiérarchie, qu’il s’agisse de la vision du service public, de la possibilité d’exprimer des désaccords ou de solliciter de l’aide en cas de difficulté.

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- L’écart aux consignes, un recours pour préserver le sens de son travail.

Pour une partie des répondant·es, la possibilité de s’écarter ponctuellement des consignes apparaît comme une manière de préserver la qualité du travail et de rester fidèle aux exigences de leur métier. Enfreindre des ordres hiérarchiques ne relève alors pas d’une indiscipline personnelle, mais apparaît comme l’expression d’une responsabilité professionnelle.

 

(*) Lire l'enquête

(*) Lire le rapport

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