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30 / 05 / 2026 | 11 vues
Olivier Brunelle / Abonné
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Mutation des inspecteurs de la DGFIP : le grand chamboule tout

Chaque année, les mouvements de mutation des agents engendrent frustration et incompréhension, notamment quand les refus impactent fortement leur  vie personnelle, familiale, voire leur santé.

 

Le début d’année 2026 a été marqué, entre autres, par la mise en place du nouvel outil de calcul des emplois, le "Référentiel emplois".

 

Pour rappel, les effectifs des directions sont maintenant calculés en Équivalent Temps Plein (ETP), c’est-à-dire en fonction de la quotité de travail de l’agent. Les anciens critères d’atténuation ont été levés, et on assiste donc pour un grand nombre de directions a un changement total de paysage !

 

Sur 188 directions (DRFIP, DDFIP, DNS, DIRCOFI, DISI…), 150 restent déficitaires, voire très largement, après mouvement ! Soit près de 80 %.

 

Le solde ETP général est de – 838,60 !

 

Il manque donc 838,60  EPT dans la catégorie des inspecteurs  ! Incompréhensible…

 

Cette situation pourrait presque sembler ubuesque si les conséquences pour les agents n’étaient pas si dramatiques  ! Comme l’a souligné notre syndicat, certaines promotions risquent d’être sacrifiées, si la direction n’est pas attentive à conserver un certain équilibre.

 

Rappelons-le  : les affectations de stagiaires viennent combler les emplois laissés vacants à l’issue du mouvement N-1, mais de fait, saturent les effectifs des directions, et limitent donc fortement les affectations au mouvement général !

 

C’est la raison pour laquelle notre syndicat  revendique que les stagiaires soient intégrés dans le mouvement général de leur catégorie en fonction de leur ancienneté administrative pour les internes et, selon le rang de classement au concours, pour les externes. De plus, alors même que la Direction Générale affiche une volonté de prioriser la lutte contre la fraude fiscale, elle est loin de s’en donner les moyens au vu du cruel manque d’ETP dans ces directions spécialisées  !

 

Entre la parole et les actes…

 

Un point positif est cependant à souligner  : le nombre d’affectations prioritaires en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion est ENFIN en augmentation, bien qu’il reste encore des prioritaires en attente sur ce département. Malheureusement, cette prise en compte ne concerne pas tous les grades…

 

Les CAP de mutation ont certes été supprimées. Mais une réunion informelle a été organisée le mardi 5 mai afin que les organisations syndicales présentent les dossiers sensibles n’ayant pas obtenu satisfaction au mouvement publié  le jeudi 30 avril.

 

On  constate une baisse sensible des directions fermées. Mais le tableau paru sur Ulysse indique que 51 directions sur 143 ne reçoivent qu’un nombre d’inspecteurs inférieur ou égal à 2, laissant certaines « petites » directions en situation délicate, alors même que des demandes pour convenances personnelles restent en attente

Notre syndicat ne peut que s’interroger sur la baisse de la volumétrie des demandes de mutations  !

 

L’affectation au choix des inspecteurs au mouvement local provoquerait-elle des craintes ?

Il est vrai que ce mode opaque de recrutement ne peut qu’engendrer de la prudence. C'est pour quoi, nous nous  opposons aux affectations au choix et revendique que le mouvement de mutation des IFiP reste un mouvement GÉNÉRAL, avec des dates de publications claires (qui font défaut depuis 2 ans).

 

Le taux d’agent ayant obtenu une demande prioritaire prend certes 10 points, mais le nombre de demandes prioritaires accepté par la DG baisse quant à lui de plus de 9 %, alors même que le nombre de critères complémentaires augmente. On  ne peut que constater que les critères de prise en compte de priorités (légales ou critères complémentaires) se durcissent au sein de la DGFiP et le nombre de refus augmente.

 

Là encore, si le taux de satisfaction reste stable, les postes au choix (services centraux, DNS, DIRCOFI, DISI, hors métropole, relocalisations, ENFiP…) semblent moins attractifs, le nombre d’agents ayant candidaté étant en baisse.

 

L’opacité du procédé et la non prise en compte réelle des priorités (qui ne sont hypothétiquement examinées qu’entre candidatures de niveau identique) pourraient expliquer cette baisse, dans un contexte de fin de Com et en attente de nouvelles potentielles réformes.

 

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