Participatif
ACCÈS PUBLIC
06 / 05 / 2026 | 17 vues
Eric Peres / Abonné
Articles : 165
Inscrit(e) le 25 / 01 / 2008

IA au travail: Un développement rapide mais des pratiques encore limitées

L’intelligence artificielle progresse rapidement dans les entreprises françaises. Selon une étude Ipsos-BVA réalisée pour Google, 51% des Français ont utilisé un outil d’IA en 2025, contre 28% en 2023. Dans le monde du travail, les usages restent toutefois concentrés sur certaines catégories de salariés et certaines entreprises.

 

Une diffusion rapide, mais encore limitée 

 

L’IA est davantage utilisée dans la sphère personnelle que professionnelle. Seuls 35% des actifs y recourent au moins une fois par semaine dans leur travail, contre 41% dans leur vie personnelle. L’usage quotidien au travail reste limité à 9% des salariés. Les jeunes actifs apparaissent nettement plus familiers de ces outils : 52% des moins de 35 ans les utilisent à la fois dans leur vie professionnelle et personnelle, contre 24% des 55 ans et plus.

 

Les écarts dépendent aussi fortement de la taille des entreprises. En 2025, 58% des grandes entreprises de plus de 250 salariés utilisaient l’IA, contre 31% des entreprises moyennes et 15% des petites structures. Les salariés des entreprises les plus digitalisées utilisent également beaucoup plus fréquemment ces outils.

 

Des usages encore centrés sur l’assistance

 

Les salariés utilisent principalement l’IA pour des recherches simples (39%) ou pour des tâches de rédaction et de synthèse destinées à gagner du temps (36%). Les usages plus avancés, comme les tâches techniques, la créativité ou la formation, restent moins répandus. Plus d’un utilisateur sur deux estime d’ailleurs que l’IA ne peut l’aider que sur une minorité de ses tâches professionnelles.

 

Les cadres dirigeants portent un regard plus favorable sur ces technologies. 70% estiment que l’IA a déjà amélioré la productivité de leur entreprise et 52% considèrent qu’elle permet aux salariés de dégager du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée. Les inquiétudes exprimées par les salariés concernent surtout la dépendance à l’outil (25%), le recul des interactions humaines (24%) ou les questions de sécurité des données (23%).

 

L’étude : https://urls.fr/m0dmcd

Afficher les commentaires

 

L’intelligence artificielle gagne du terrain dans les pratiques des cadres. Selon une étude de l’Apec publiée en mai 2026, 50 % des cadres utilisent désormais des outils d’IA générative au travail au moins une fois par semaine, contre 35 % un an plus tôt. Les entreprises, de leur côté, encouragent davantage ces usages et commencent à adapter leurs recrutements.

 

Des usages de plus en plus fréquents

 

L’IA est particulièrement utilisée pour chercher des idées, rédiger des documents ou analyser des données. Parmi les cadres qui y ont recours régulièrement, 77 % s’en servent pour stimuler leur réflexion et 74 % pour rédiger des contenus professionnels. Les managers sont les plus nombreux à intégrer ces outils dans leur activité : 55 % les utilisent au moins une fois par semaine, contre 47 % en 2025.

 

Les jeunes cadres restent aussi les plus utilisateurs. En 2026, 62 % des moins de 35 ans déclarent utiliser régulièrement l’IA dans leur travail. Les bénéfices avancés concernent surtout la créativité, les gains de temps et l’efficacité. Plus de 8 utilisateurs réguliers sur 10 estiment que ces outils améliorent leur productivité.

 

Des entreprises plus engagées

 

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à accepter, voire encourager, l’usage de l’IA. C’est le cas de 70 % des grandes entreprises, contre 53 % des PME et 45 % des TPE. Dans le même temps, les initiatives d’encadrement progressent : 27 % des grandes entreprises ont mis en place une charte d’usage et 37 % proposent des formations dédiées.

 

L’étude montre également que les cadres anticipent un impact durable de l’IA sur leur métier. 50 % pensent qu’elle transformera fortement les métiers cadres et 66 % considèrent que la maîtrise de ces outils sera importante à l’avenir. Pourtant, seuls 29 % déclarent avoir bénéficié d’une formation professionnelle sur l’IA.

 

Des recrutements déjà concernés

 

Les effets commencent aussi à se faire sentir dans les recrutements. 38 % des grandes entreprises envisagent une évolution des compétences recherchées pour les postes cadres et 53 % prévoient d’accorder davantage d’importance aux compétences liées à l’IA dans leurs futurs recrutements.

 

Les candidats s’emparent eux aussi de ces outils. Parmi les cadres ayant récemment recherché un emploi, 31 % ont utilisé l’IA pour améliorer leur CV, rédiger une lettre de motivation ou préparer un entretien. Malgré cette progression, 71 % estiment que ces outils ne pourront pas remplacer totalement les conseils de professionnels pour accompagner une candidature.

 

L’étude  : https://urls.fr/yHAaJL