Organisations
Être au forfait ou badger ? Les ambivalences de l'autonomie temporelle des salarié·es et ses effets sur l'articulation des temps sociaux
C'est le sujet abordé par Valerya Viera Giraldo ( Doctorante en sociologie, Université Paris Dauphine - PSL, Irisso et Cnam, CEET - Gis Creapt) dans le dernier numéro de "Connaissance de l'emploi " , publication du Centre d’études de l’emploi et du travail.
Une des contreparties de la flexibilisation des horaires de travail est, a priori, le gain d'autonomie des salarié·es. Alors que l'autonomie temporelle au travail est plébiscitée comme un levier pour faciliter l'articulation entre vie personnelle et professionnelle, on peut s'interroger sur les pratiques qui rendent possible l'usage de cette ressource organisationnelle.
À partir d'une enquête par entretiens répétés auprès de salarié·es, ce numéro montre que l'analyse du travail d'articulation entre vie professionnelle et personnelle met en évidence la contrepartie invisible de l'autonomie temporelle associée au forfait jour et aux horaires individualisés.
Cette autonomie apparaît comme un attribut à double tranchant où la liberté organisationnelle repose sur un travail supplémentaire, très important pour les cadres et en particulier les mères, mais également - et dans une moindre mesure - pour les technicien·nes qui badgent.
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