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13 / 07 / 2026 | 8 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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La FIPS rappelle son refus de tout transfert de charges qui ne serait pas intégralement compensé financièrement

En juin dernier, alors que, dans le cadre de la préparation de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 , le gouvernement projetait  de relever fortement les tickets modérateurs sur les actes médicaux, par voie réglementaire, la Fédération des Institutions Paritaires de Protection Sociale (FIPS) avait régi en soulignant que le rétablissement financier de l’Assurance maladie ne sera pas atteint par des transferts de charges décidés en urgence .
 

Ce transfert massif de charges entre la Sécurité sociale et les régimes complémentaires pourrait être complété par d’autres mesures à l’étude, notamment de taxation, dans le cadre du prochain PLFSS.
 

Quels qu’en soient les détails des mesures  à venir, la FIPS insistait sur le fait que de telles mesures auraient des conséquences désastreuses tant sur le pouvoir d'achat des salariés et des séniors que sur les charges des entreprises et , à terme, l'accès aux soins


La FIPS rappelait que le déséquilibre des comptes de l’Assurance maladie, appelait  des réponses structurelles, fondées sur une vision de long terme et une une réflexion globale sur la maîtrise des dépenses:

-  en créant les bases d’une maîtrise pluriannuelle

- et en associant véritablement aux décisions les partenaires sociaux et les organismes complémentaires d’assurance maladie.

 

A l'occasion  de son Assemblée Générale qui s'est tenue la semaine dernière, la Fédération des Institutions Paritaires de Protection Sociale (FIPS) a rappelé son refus de tout transfert de charges qui ne serait pas intégralement compensé financièrement et a affirmé la nécessité d’associer les partenaires sociaux à une réforme structurelle du système de santé.

 

Déplacer les dépenses n’a jamais permis de les maîtriser. Elle  regrette qu’une fois encore le dialogue n’intervienne que dans l’urgence, alors même que les organismes complémentaires demandent depuis plusieurs mois l’ouverture d’une véritable concertation

 

Pour la FIPS, une exigence est non négociable : les mesures et leurs compensations doivent être décidées simultanément. Les organismes complémentaires ne sauraient accepter des transferts de charges immédiats par voie réglementaire, qui seraient compensés par d’hypothétiques promesses d’évolutions législatives ultérieures dans le PLFSS.

 

La Fédération réitère son appel à associer les partenaires sociaux à une réforme structurelle du système de santé

 

Elle rappelle la demande d’engager rapidement une évolution du mode de travail avec les pouvoirs publics pour assurer la pérennité de notre système de protection sociale. Face aux défis du vieillissement, de la progression des maladies chroniques et des difficultés de financement, il est urgent d’engager un véritable travail conjoint avec les pouvoirs publics.

 

Les partenaires sociaux entendent contribuer à une réforme ambitieuse et durable, fondée sur une gouvernance partagée, un investissement accru dans la prévention, une évolution du contrat responsable et une amélioration de l’efficience de nos dépenses de santé.

 

La concertation avec les pouvoirs publics ne saurait avoir pour seul objectif de faire financer par les entreprises et les salariés les difficultés budgétaires de l’assurance maladie obligatoire.

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