Organisations
Projet de réorganisation France Travail: Toujours beaucoup d'interrogations
Projet de réorganisation France Travail (Levier 3 - « Démarche Efficience ») :
Pour l'intersyndicale unanime : la direction doit rendre des comptes et fournir les réponses ! Une instance unie face au flou managérial et structurel
Le 24 juillet à l'initiative de l'ensemble des élus, s’est tenue une réunion extraordinaire du CSE Central.
Un objectif clair : exiger de la Direction Générale toute la transparence et les documents indispensables à la compréhension du projet de réorganisation qui impacte nos métiers, nos missions et notre quotidien.
Face au manque flagrant de réponses concrètes et aux difficultés rencontrées tant par vos représentants du personnel que par le cabinet d'expertise DEGEST pour mener à bien leurs travaux, l'ensemble des élus a voté une délibération ferme et sans équivoque.
Ce que la Direction refuse ou tarde à clarifier :
Les représentants du personnel ont rappelé point par point les zones d'ombre majeures qui pèsent sur l'avenir des agents :
- Adjoints transformés en « managers fonctionnels » : Quid de la révision des contrats de travail, des forfaits jours, de l'évolution des fiches métiers et des risques sur le déroulement de carrière ?
- Centres de Services Partagés (CSP) : Intégration automatique, statut des agents, garanties sur la mobilité géographique/fonctionnelle, lettres de mission pour le travail partiel... Quelles règles du jeu et quels critères véritables ?
- Rattachement des Directions Départementales aux DR : Conditions de candidature, critères de sélection, garanties pour les responsables de service et accompagnement de la « proximité territoriale » ?
- Consultation des CSE ? Périmètre exact des futures consultations des CSE locaux d'ici fin 2026.
- Chiffres et documents manquants : Modèles de lettres de mission, contrat de service, actes hiérarchiques délégables, données chiffrées précises par région et par secteur.
Nos exigences et la suite de l'action :
1. Un délai strict de 8 jours : Nous exigeons de la Direction la transmission écrite, sous 8 jours, de l'ensemble des éléments manquants et des réponses chiffrées.
2. Le report du calendrier de consultation : À la veille de la période des congés, pas question de valider un projet au rabais sans analyse complète ! Nous demandons le décalage de la réunion de consultation.
3. Le recours à la justice si nécessaire : En cas de refus ou d'obstruction de la Direction, le CSE Central a donné mandat à sa Secrétaire pour saisir immédiatement le tribunal compétent, afin d'obtenir sous astreinte la communication des documents et la prolongation légale du délai de consultation.
UNIS ET DÉTERMINÉS !
La transformation de notre établissement ne pourra pas se faire au détriment de la transparence, de la santé au travail et des garanties statutaires des personnels.
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Le "Back-Office" et les agents en première ligne :
REFUSONS L'AUTOMATISATION,SYNONYME DE DESTRUCTION D'EMPLOIS À FRANCE TRAVAIL !
Les investisseurs n’ont d’yeux que pour elle, la direction de France Travail ne jure que par elle : l’Intelligence Artificielle. On nous promet une transformation de l’humanité et une modernisation de nos métiers. Mais qui l’a demandée ? Derrière les discours managériaux lénifiants se cache une réalité brutale. Face à ce « Moloch numérique », la résistance s'organise partout dans le monde. Des États-Unis à l’Europe, la colère monte contre une technologie qui exige le sacrifice de nos emplois, de notre vie privée et du climat.
Le "Back-Office" et les agents en première ligne : nous ne serons pas sacrifiés !
Le séisme de l’IA s’attaque désormais de plein fouet aux cadres, aux professions intellectuelles, mais surtout aux cohortes d’invisibles.
À France Travail, nos fonctions administratives, de gestion, de traitement et de back-office — des métiers occupés en grande majorité par des femmes et les classes moyennes — sont directement menacées par cette nouvelle vague de numérisation sauvage.
Ils s’enrichissent, nous trinquons
Pendant que les économistes libéraux prophétisent un avenir radieux, les experts sont formels : l’IA va creuser de manière abyssale l’écart entre les revenus du capital et ceux du travail. Les infrastructures pharaoniques nécessaires à l'IA (comme les data centers qui détruisent nos ressources) engloutissent les budgets au détriment des services publics essentiels et de nos salaires.
Pire encore, les décisions cruciales pour nos vies et notre sécurité sont laissées entre les mains de dirigeants de la Silicon Valley non élus, hors de tout contrôle démocratique. Nous refusons de dépendre de la "retenue morale" des patrons de la Tech !
La résistance est possible : reprenons le contrôle !
Partout, les citoyens et les travailleurs relèvent la tête. Rien qu'aux États-Unis, des centaines de projets de data centers sont bloqués par la population. Des municipalités votent des interdictions permanentes à plus de 86 %. Les travailleurs découvrent la puissance de l'action collective !
À France Travail, nous ne regarderons pas ailleurs. Nous n'accepterons pas le « grand remplacement » de notre expertise et de notre dévouement par des machines destructrices d'emplois.
Notre syndicat revendique :
Ne laissons pas les algorithmes dicter notre avenir !