Serious game : « avec le jeu, les failles ressortent »
« J’ai observé dans mon étude que, bien que le jeu ne colle pas au réel, les conditions dans lesquelles il se déroule, elles, y collent. Le manager doit tenir son équipe. Il doit montrer qu’il a une bonne résistance au stress et à la pression. Ce moment-là n’est pas toujours très bien vécu.
Chercheuse associée au Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD) du CNAM, Lydia Martin travaille tout particulièrement sur le travail et la créativité par la médiation des jeux. Son ouvrage, Usage des serious games en entreprise. Récréation ou instrumentalisation managériale ?, repose sur une enquête menée au sein d’un grand groupe industriel. Les postures d’évaluation et de compétition prennent le pas sur la coopération qui est pourtant l’objectif pédagogique affiché.
Cette enquête propose une photographie à 360 degrés du métier de responsable de formations tout en caractérisant ses chantiers prioritaires et sa gestion de la réforme.