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12 / 09 / 2026 | 6 vues
FO France Travail / Abonné
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PAPRIPACT 2026 chez France Travail : Arrêtons de soigner les symptômes, attaquons-nous enfin aux causes !

Partout en France, et comme le démontre de manière implacable la récente expertise du CSE en Occitanie, le constat est le même : la machine à broyer nos conditions de travail tourne à plein régime, tandis que la Direction se complaît dans une politique de prévention de façade.

 

Il est temps de dire stop au double discours national et d'exiger de réelles mesures structurelles.

 

Le grand bluff des chiffres : 86% de réalisation, 0% d'amélioration !

 

La Direction se félicite partout de taux d'exécution record de ses plans de prévention. En Occitanie, le plan 2025 a été exécuté à 86%.

 

Le résultat sur le terrain ? Une dégradation continue de la santé des agents, une explosion de la fatigue collective et un triplement des malaises et événements à caractère moral !

 

Cherchez l'erreur. Sans indicateurs de résultats réels, la Direction pilote à l'aveugle et reconduit en 2026 les mêmes recettes inefficaces. Faire la même chose en espérant un résultat différent, c’est la définition de l'aveuglement administratif.

 

Les 4 vérités qui dérangent la Direction:

 

L'expertise met des mots clairs sur ce que notre syndicat dénonce chaque jour dans nos sites et services :

  • L'individualisation de la charge de travail : Face à des portefeuilles de travailleurs privés d'emploi qui débordent, la Direction propose des ateliers pour « Mieux gérer sa charge ». C’est culpabilisant et inadmissible ! Le problème n'est pas notre capacité à absorber la charge, mais la charge elle-même. Aussi  exigeons nous  une pesée objective des portefeuilles et un redimensionnement des collectifs !
  • Le conflit de valeurs permanent : On nous demande d'accompagner « ceux qui en ont le plus besoin », tout en multipliant les procédures de contrôle administratif lourd. Cette perte de sens et ces injonctions contradictoires épuisent les agents.
  • Des managers ligotés : Les ELD n'ont aucune marge de manœuvre pour adapter les objectifs locaux ou protéger le temps de travail réel des agents face à la prescription de la Direction Générale.
  • La folie des transformations continues : Depuis la Loi Pour le Plein Emploi, l'empilement des réformes, des nouveaux outils et des procédures se fait à un rythme insoutenable, sans aucune étude d'impact sérieuse ni phase de consolidation.

 

Prévention primaire : La Direction doit passer de la parole aux actes, c’est ce que le  syndicat  a exigé lors de la dernière CSSCTC

 

Le projet de programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail PAPRIPACT 2026 prétend vouloir donner une place accrue à la "prévention primaire" (agir à la source du risque). Dans la réalité, c'est un mensonge de papier. La quasi-totalité des plus de 40 actions prévues relèvent de la prévention secondaire ou tertiaire : on gère les incivilités après coup, on équipe, on panse les plaies, mais on ne change rien à l'organisation du travail.

 

Nos revendications:

  • Le stop à l'infantilisation : L’arrêt immédiat des rustines individuelles (ateliers de gestion du stress, sophrologie...) pour masquer les défaillances organisationnelles.
  • L'évaluation réelle de la charge de travail : Un blocage des objectifs et une baisse de la taille des portefeuilles en adéquation avec les effectifs réels.
  • L'autonomie locale : Du pouvoir d'arbitrage réel accordé aux agences et aux ELD pour adapter les prescriptions nationales à la réalité du terrain.
  • Une vraie démocratie sociale : L'intégration obligatoire de critères de santé mesurables et chiffrés pour chaque projet de transformation.

 

Face à la dégradation de nos métiers et de notre santé, l'action doit être nationale et unie.

 

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