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09 / 07 / 2026 | 6 vues
Jean Meyronneinc / Abonné
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L'offre de services de France travail reste source d'interrogations quant à son efficacité.

L'accompagnement a été au cœur des transformations de l'État social pour soutenir les chômeurs dans leur parcours de retour à l'emploi. Si France Travail s'est renouvelée pour y contribuer, son offre de services reste néanmoins  pour nombre d'entre eux source d'interrogations quant à son efficacité.     

 

"Finir par faire en dehors de France Travail : quand l'accompagnement des chômeurs et des chômeuses perd de son sens" (1)

 

Dans le dernier numéro de Connaissance de l'emploi , Carole Tuchszirer (2) , Aurélie Gonnet (3)  et Léa Lima (4) apportent  un éclairage original sur la façon dont l'accompagnement est perçu tant du côté des chômeurs que de celui des conseillers (es) de l'opérateur public à partir de 57 entretiens semi-directifs répétés permettant de croiser leurs regards sur les pratiques concrètes de cette activité de travail. 

 

Cette approche laisse entrevoir l'ampleur des malentendus vis-à-vis du soutien à la recherche d'emploi et du placement.


Nombreuses sont les personnes ainsi conduites à prendre de plus en plus leur autonomie, c'est-à-dire à faire en dehors de France Travail, au terme d'une expérience qui a pu déconcerter.

 

En conclusion, les les auteures de cette note considère:

 

Une aide au placement qui n’est pas venue, une information que l’on n’a pas obtenue à temps, une orientation qui a pu désorienter telles sont les déconvenues de demandeur·es d’emploi qui finissent par se détourner de France Travail pour mobiliser, ailleurs, et avec d’autres, les ressources qui ont fait défaut ici.

 

Ces désillusions ne sont pas le seul fait des demandeur·es d’emploi, les conseiller·es exprimant à leur tour le sentiment qu’ils et elles ne sont pas toujours en capacité de « tenir conseil ».


Si, dans le contexte actuel, certain·es chômeur·es ont appris à faire en dehors de France Travail en mobilisant leur réseau, d’autres, en revanche, ne disposent pas des mêmes ressources.


Sans doute ces derniers pourraient-ils faire mieux avec l’aide plus directe d’un opérateur public qui reste attendu et dont quasiment aucun·es des demandeur·es d’emploi rencontré·es n’a contesté la légitimité. De la même manière, la plupart des personnes soulignent l’intérêt du site internet de France Travail, à la fois pour la qualité des informations obtenues sur le marché du travail et pour les prestations mobilisables à distance.


La question qu’elles se posent renvoie à la finalité des outils proposés quant à la perspective du retour à l’emploi, un objectif qui reste central. C’est à ce titre que l’accompagnement est attendu pour les soutenir dans cette épreuve de la mise en relation avec les entreprises.

 

Revoir les missions des conseiller.es en charge de l’accompagnement, déployer des moyens additionnels sur leur formation pour renforcer leurs compétences sur la relation à l’entreprise et la connaissance du marché du travail, telles pourraient être quelques-unes des pistes à explorer pour répondre aux attentes des demandeur.es d’emploi à l’égard de France Travail.

 

.../... 

(1) Plus de détails sur les réflexions menées:

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(2) socio-économiste et membre du Lise. Elle a travaillé au Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) depuis 2007, après avoir travaillé 12 ans à l’Institut de Recherches économiques et sociales (Ires).

(3) chercheuse affiliée au Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET) et associée au Lise (Cnam).

(4) Chercheuse au Lise (Cnam-CNRS) et au Centre d'études de l'emploi et du travail.

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