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Les finances publiques en 2025... parlons-en !
L’Insee vient de publier les principaux résultats du compte provisoire des administrations publiques pour 2025. Les comptes nationaux annuels complets pour 2025 seront disponibles fin mai et pourront permettre d’affiner l’analyse des finances publiques.
Le déficit public passe de 5,8 % du PIB en 2024 à 5,1 % en 2025, ou de 11,2 % des recettes publiques en 2024 à 9,8 % en 2025, et s’établit ainsi à un niveau inférieur aux prévisions du gouvernement, ce qui est une bonne nouvelle après les mauvaises surprises relatives aux déficits de 2023 et 2024. Le déficit public reste néanmoins sur une tendance de long terme préoccupante.
En 2025, il tient surtout au déficit des administrations centrales (4,3 % du PIB), mais celui-ci diminue nettement. Le déficit des administrations publiques locales baisse très légèrement. Le solde des administrations sociales se dégrade.
La croissance des prélèvements obligatoires à législation constante (2,1 %) est quasi-identique à celle du PIB nominal (2,0 %), mais ils sont majorés par des mesures nouvelles à hauteur de 23 Md€ (0,8 % du PIB). Le taux des prélèvements obligatoires augmente ainsi fortement, de 42,8 % en 2024 à 43,6 % en 2025, après une tendance à la baisse sur les années précédentes.
Alors que la croissance des dépenses publiques est au cœur des nouvelles règles budgétaires européennes et nationales, leur croissance en volume en 2025 (1,6 %) dépasse l’objectif fixé par la loi de programmation de décembre 2023 (0,8 %). En valeur, elles augmentent de 2,5 % et leur rapport au PIB passe ainsi de 57,0 % à 57,2 %.
Les intérêts de la dette augmentent de 11,2 % (6 Md€) et les dépenses primaires de 2,2 % (35 Md€). La progression de celles-ci est imputable pour 37 % aux pensions de retraite. Les investissements publics restent dynamiques (3,2 %).
Il faudrait que le solde public primaire (c’est-à-dire hors intérêts de la dette) soit positif pour stabiliser la dette en pourcentage du PIB. Or il est encore déficitaire à hauteur de 88 Md€, soit 2,9 % du PIB, en 2025. La dette passe ainsi de 112,6 % du PIB fin 2024 à 115,6 % fin 2025 (3 245 Md€), dépassant ainsi son précédent record (114,9 % fin 2020).
L’effort nécessaire pour seulement stabiliser la dette publique en pourcentage du PIB reste considérable.
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