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19 / 05 / 2026 | 5 vues
David Malezieux / Membre
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Dans le Commerce: Pas de compromis sur les droits des salariés

Dans le commerce, les bas salaires et les droits qui reculent sont le quotidien de nos camarades. Et les femmes sont en première ligne.

 

On parle souvent de plafond de verre, mais dans le commerce, ce n’est pas une image. C’est une réalité qui dure faute de réelle volonté de changement. Des inégalités persistantes, particulièrement pour les femmes Majoritaires dans les équipes et dans les contrats précaires, les femmes demeurent minoritaires dans l’encadrement et largement absentes des postes de direction.

 

Le grand écart des salaires vient appuyer ce constat, qui n’émeut que ceux qui croient encore aux belles promesses. Et certaines femmes cumulent des inégalités : origine, apparence, orientation sexuelle ou politique.

 

Autant de réalités invisibilisées dans les discours comme dans les indicateurs, qui pèsent pourtant dans les parcours professionnels.


Oui, on organise la journée internationale des droits de la femme - ça donne bonne conscience au moins une fois dans l’année -, on négocie des accords au nom de l’égalité, mais au-delà de ces actions de façade, les avancées concrètes restent limitées.

 

Un système qui précarise et déshumanise le travail

 

Face à cette réalité, la Section Fédérale fait un choix clair  : continuer le combat et retisser le lien avec celles et ceux qui ne croient plus aux promesses sans lendemain. Car ce qui se joue dans le commerce est le résultat de tout un système, qui nous trie, nous classe, décide à notre place de ce qui est bon ou pas. On le voit dans les petites comme dans les grandes entreprises  : à force de se structurer financièrement, on s’éloigne de ce qui fait l’essence du commerce.

 

Les travailleurs deviennent des numéros chargés de faire remonter le cash et les emplois deviennent la seule variable d’ajustement. Quand ces logiques de rentabilité priment sur le travail réel, nous en voyons le résultat dans les médias, tout du moins pour ceux qui ont retenu l’attention : Alinea, Jennyfer, Monoprix… Les travailleurs paient le prix de stratégies économiques suicidaires. Privatiser les dividendes et mutualiser les pertes, un système bien rodé.

 

Mais où sont les risques pour les actionnaires ?

 

1er mai : une ligne rouge à ne pas franchir

 

Dans ce contexte, la remise en cause du 1er  mai constitue une attaque majeure. Jour issu des luttes ouvrières, symbole du refus de la soumission du travail, il ne peut devenir une variable d’ajustement. Après les dérogations au seul jour de repos en commun que constituait le dimanche, travailler le 1er mai devient une énième exigence patronale. Est-ce une revendication des travailleurs ? Evidemment NON, mais l’objet est détourné dans les sondages, en faveur non pas des salariés mais des consommateurs favorables. Ce projet repose sur des dérives patronales, au nom d’une économie qui rendrait la pratique « acceptable ».

 

Dans le même temps, certains employeurs font le choix de maintenir le repos de leurs salariés, mais ils sont sous-médiatisés. La grande arnaque Car nous parlons d’un seul jour sur 365, auquel on ferait porter toute la responsabilité d’un manque de cash. Un fleuriste qui perd du chiffre à cause des vendeurs de muguet à la sauvette serait d’un coup bénéficiaire en payant ses salariés le double ce jour-là ? Et c’est là que le discours glisse vers la « liberté de travailler », comme pour le dimanche. Une liberté qui masque en réalité une pression qui ne dit pas son nom. Le patronat ne se soucierait du pouvoir d’achat des salariés que sur les gains de lutte sociale : jour férié obligatoirement chômé et payé, jour de repos en commun…

Mais messieurs, c’est toute l’année que les salaires doivent être augmentés ! Et nous sommes preneurs du discours selon lequel payer double vous fera gagner du chiffre, chiche.

 

Diviser pour mieux faire reculer les droits

 

NON, il n’y a pas de « vrai » volontariat, ou de «  faux volontariat  », le volontariat est un leurre du fait même du lien de subordination. Et nous continuerons de nous opposer fermement, publiquement et sans condition à ce projet, qui ne fera pas progresser les salaires mais reculer les droits de plus d’un siècle  !

 

Ce bon vieux temps dont le patronat reste nostalgique.

 

En renvoyant la question aux branches, le Gouvernement organise la division et tente de faire porter aux négociateurs syndicaux des reculs décidés ailleurs, et pire, d’abîmer la confiance des salariés envers les syndicats et nous pousser à enterrer nous-mêmes le 1er mai au nom d’un volontariat de fiction. Rester debout Les salariés nous regardent, ils attendent.

A nous de ne pas manquer ce rendez-vous, car ce qui se joue ici est un signal dangereux : temps de travail, salaires…

 

Tous nos droits sociaux sont dans le viseur  !

 

Les patrons essaient de nous épuiser mais ils perdront leur souffle avant nous ! Le 1er mai et le travail du dimanche, comme tous nos acquis, ne se négocient pas à la baisse. Et cela doit être inscrit sur notre feuille de route .

 

Le monde d’après Covid n’a fait ruisseler que les milliards distribués au patronat. À la fin, il ne restera qu’un choix : rester debout, ou accepter de travailler à genoux. Pour la Section Fédérale Commerce & VRP, la réponse est sans ambiguïté

 

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