Participatif
ACCÈS PUBLIC
08 / 06 / 2026 | 11 vues
Jean Meyronneinc / Abonné
Articles : 274
Inscrit(e) le 29 / 05 / 2008

Une étude l'Unedic qui met en cause quelques idées reçues sur les chômeurs

On entend régulièrement depuis des années, et de plus en plus ces derniers temps pour justifier les réformes sur l'assurance chômage, bon nombre de politiques  pointer du doigt pour durcir les règles d’indemnisation, le fait que les chômeurs attendraient d’arriver en fin de droits pour reprendre un poste et ne se mettraient pas rapidement en quête d’un travail.

 

Or l'Unedic fait régulièrement des études pour identifier à quel moment de leur indemnisation les allocataires de l’Assurance chômage reprennent pour la première fois un emploi salarié, selon les durées d’indemnisation potentielles et les différents profils d’allocataires. 

 

Chaque année, environ deux millions d’allocataires ouvrent un droit à l’Assurance chômage à la suite de la perte involontaire de leur emploi

 

La dernière édition sortie ces jours-ci  (1) vient remettre assez sérieusement en cause ce discours....

 

Qu'on en juge !

 

C’est au cours de leurs premiers mois d’indemnisation que les allocataires sont les plus nombreux à reprendre pour la première fois un emploi salarié. 

 

En effet, selon la durée potentielle de droit, la probabilité de la première reprise d’emploi se situe entre 18 % et 22 % avant même d’avoir été indemnisé, puis entre 9 % et 11 % au premier mois d’indemnisation et entre 7 % et 9 % au deuxième mois d’indemnisation.

 

Cette probabilité continue ensuite de baisser progressivement.

 

Les allocataires qui occupaient une mission d’intérim avant l’ouverture de leur droit chômage sont ceux qui reprennent en moyenne le plus rapidement un emploi, reflet de dynamiques professionnelles composées pour certains d’une suite de contrats à durée limitée.

 

Au 4e mois d’indemnisation, on estime qu’environ la moitié des allocataires ont retravaillé, plus précisément entre 46 % et 53 % selon la durée potentielle de droit. 

 

Lorsque l’on considère l’ensemble du droit, cette probabilité s’élève jusqu’à plus de 80 % pour les allocataires qui disposent de durées de 18 ou 24 mois, contre 63 % pour ceux qui disposent d’une durée de 6 mois.

 

Les intérimaires ainsi que les saisonniers ont la probabilité la plus élevée de retravailler en cours de droit (jusqu’à +15 points par rapport à l’ensemble). A l’inverse, ce sont pour les allocataires qui ont créé ou repris une entreprise parallèlement à leur indemnisation qu’elle est la plus faible (jusqu’à -31 points par rapport à l’ensemble).


En effet, pour certains allocataires entrepreneurs, le projet professionnel s’inscrit dans une démarche sans recherche d’emploi salarié.

 

Enfin, la première reprise d’emploi ne se traduit par une sortie pérenne du chômage indemnisé que pour 1 allocataire sur 4. 


En effet, seul un tiers des premiers emplois repris durent 6 mois ou plus, augmentant ainsi les risques de trajectoires alternant emploi et chômage.

 

(1) Les résultats de l'enquête de l'Unedic: 

Télécharger

 

Pas encore de commentaires