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24 / 08 / 2026 | 13 vues
Rachèle Barrion / Membre
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SOS Services publics

À l’heure où le capitalisme financier semble toujours plus triomphant (NDLR: et à la veille des arbitrages budgétaires pour 2027) il est important de rappeler le rôle essentiel de la Fonction publique, vecteur d’égalité des droits des citoyens et la nécessité absolue de préserver le Statut général des fonctionnaires, protecteur des droits des agents et des citoyens.

 

Aujourd’hui, les attaques idéologiques et budgétaires contre la Fonction publique se multiplient mettant en avant des objectifs de rentabilité contraires à l’intérêt général et au principe d’égalité d’accès aux services publics sur tout le territoire.

 

Les services publics ne peuvent se résumer à un coût, ils représentent un investissement et doivent répondre avant tout aux besoins de la population. Le service public est un trésor pour tous.

 

Rappelons  que la redistribution au sens large (transferts monétaires et services publics) contribue à réduire fortement les inégalités et améliore le niveau de vie des ménages.

 

La Confédération FO demande, de longue date, le lancement d’un débat de fond sur les missions de service public et l’adéquation des moyens financiers et humains aux besoins économiques et sociaux.

 

Ce document éclaire sur différents sujets qui touchent à la Fonction publique afin de mieux comprendre son évolution mais aussi de pouvoir contredire les fausses informations.

 

SOS
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À quelques mois des élections professionnelles dans la fonction publique, qui se dérouleront du 3 au 10 décembre, Force Ouvrière est bien décidée à faire entendre la voix des agents sur le terrain. Réunis à l’occasion du lancement d’un vaste périple national qui passera par plus de 35 villes dans l’Hexagone et par des déplacements dans les Outre-mer, Frédéric Souillot, secrétaire général de la confédération et les secrétaires généraux de différentes fédérations ont donné une conférence de presse, ce 7 septembre, lançant la campagne pour les élections FO Fonction publique 2026, avant que l’autocar, sérigraphié FO, ne s’élance sur les routes.

 

Les agents ne sont pas un coût, ils sont une richesse

 

Frédéric Souillot a rappelé que lorsque surviennent des crises comme les récents épisodes de canicule ou les incendies de l’été, les agents publics sont salués pour leur engagement. Mais que quelques semaines plus tard, à l’occasion des débats budgétaires, ils redeviennent un coût, une dépense et donc trop souvent une variable d’ajustement.

 

Les agents sont présentés comme un coût, trop nombreux, trop chers. Pourtant, ce sont eux qui assurent la continuité du service public et l’égalité entre les citoyens, estime Christian Grolier, secrétaire général de la Fédération générale des fonctionnaires FO.

 

Alors que le Statut général de la fonction publique célèbre ses 80 ans, FO a rappelé, à cette occasion, son attachement à ce qu’elle considère comme un pilier de l’égalité républicaine. « Ce qui garantit l’égalité sur l’ensemble du territoire, ce sont les services publics et les agents qui les font vivre », a ainsi indiqué Frédéric Souillot.

 

 

Un budget 2027 sous haute surveillance

 

Au cœur des préoccupations partagées figure la préparation du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027.

 

Selon FO, Matignon affirme qu’aucun arbitrage définitif n’a encore été rendu. Mais les inquiétudes demeurent fortes. Ainsi, les fédérations de fonctionnaires de dénoncer une logique de réduction des dépenses publiques qui continue de se traduire par des suppressions d’emplois dans de nombreux secteurs, alors même que les besoins augmentent. Exemple, aux Finances. Pascaline Kerhoas, secrétaire générale de FO Finances a souligné ainsi que, malgré les discours sur la lutte contre les fraudes fiscale et sociale, les effectifs restent insuffisants. « Les fraudes complexes nécessitent du personnel qualifié. Aujourd’hui, les services de contrôle ou Tracfin manquent de moyens », déplore la militante, dénonçant également la poursuite des restructurations et la fermeture de nombreux sites de proximité après des années de suppressions de postes qui ont vu un tiers des effectifs supprimé.

 

L’hôpital public au bord de la rupture

 

Le secteur hospitalier illustre aussi les difficultés rencontrées. Pour Didier Birig, secrétaire général de la Fédération FO des services publics et de santé, celles-ci révélées par les épisodes caniculaires illustrent l’état de dégradation du système hospitalier. Manque d’investissements, bâtiments inadaptés aux fortes chaleurs, pénurie de personnels et décisions administratives jugées déconnectées du terrain et qui alimentent la colère. « L’hôpital public n’est pas naturellement déficitaire. On l’organise dans le déficit en ne lui donnant pas les moyens nécessaires », dénonce-il. C’est en ce sens que la fédération appelle à une journée hôpital mort, le 8 septembre, destinée à alerter sur ce qu’il qualifie de « déliquescence » du service public hospitalier.

 

Éducation : suppressions de postes et crise des moyens

 

Dans l’Éducation nationale, la FNEC FP-FO dénonce, quant à elle, un contexte explosif. Clément Poullet, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle, a pointé notamment les 4 000 suppressions de postes d’enseignants, mais aussi les difficultés d’accueil des élèves et étudiants, l’insuffisance des moyens consacrés à l’inclusion scolaire ainsi que l’état du bâti scolaire confronté aux fortes chaleurs. Les personnels ont suffoqué dans des établissements qui ne sont pas adaptés aux épisodes climatiques actuels, souligne-t-il. La FNEC FP FO critique également certaines priorités budgétaires de l’État, estimant que les moyens consacrés à des dispositifs nouveaux contrastent avec les réductions affectant l’entretien des écoles ou simplement les filières d’enseignement et revendique l’ouverture des classes nécessaires pour garantir l’accès de tous les jeunes aux formations de leur choix, avec à la clef un diplôme reconnu.

 

Défense, pénitentiaire, collectivités territoriales : mêmes inquiétudes

 

De son côté, FO Défense a rappelé que le ministère a perdu plus de 54 000 postes ces dernières années et que les personnels, fonctionnaires ou ouvriers d’État n’étaient pas les bénéficiaires des ambitions affichées dans la Loi de programmation militaire. Pour Valéry Michel, secrétaire général de la Fédération, dans tous les cas les investissements dans les équipements ne doivent pas se faire au détriment des rémunérations ou des effectifs.

Dans les collectivités (mairies, départements, régions), Laurent Mateu, secrétaire général de la branche territoriale insiste sur la nécessité de défendre à la fois les salaires et l’emploi public local. Les agents ne veulent plus seulement des remerciements. Ils attendent des réponses concrètes sur leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat. 

Même constat du côté de La Poste, où les représentants FO dénoncent respectivement la diminution du nombre de fonctionnaires et la fermeture de nombreux services de proximité.

 

Une campagne axée sur le terrain

 

Forte de sa place de deuxième organisation syndicale de la Fonction publique sur les trois versants, FO met les agents au cœur de sa campagne électorale. Le périple national, en autocar passera par plus de 35 villes et combinera assemblées générales, réunions publiques, meetings, visites de services et rencontres avec les personnels.

 

Lorsque l’actualité met en lumière les difficultés des agents, tout le monde en parle quelques jours puis passe à autre chose. Nous voulons maintenir ces revendications dans le débat et aller à la rencontre des collègues explique Didier Birig.

 

Cette campagne est faite pour aller rencontrer les agents sur le terrain, discuter avec eux, leur apporter les revendications et valeurs de FO, dont entre autres l’augmentation du point d’indice, l’arrêt des suppressions de postes, l’amélioration de la couverture des arrêts maladie, des mesures en faveur de l’égalité professionnelle ainsi que la défense du Statut général de la Fonction publique qui fête cette année ses 80 ans.

Alors qu’une mobilisation intersyndicale se prépare pour le 29 septembre, l’organisation entend faire de cette rentrée sociale un moment de démonstration de force et son message reste inchangé : « défendre les agents, défendre les services publics et préserver l’égalité républicaine sur tout le territoire ».

 

source: l'Infomilitante

Les agents publics sont les piliers de la République

 

 

Qu’ils entretiennent les routes, vous soignent, enseignent à vos enfants, assurent votre sécurité physique ou alimentaire, les agents publics n’ont rien à vendre. Ils sont là pour offrir le même service à tous et contribuent à faire vivre la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

 

Malgré les larmes de crocodile versées lors de chaque crise pour les saluer, les agents publics sont victimes, depuis de nombreuses années, d’un véritable rouleau compresseur qui les voit seulement comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le projet est clair : détruire ce bien commun, tout externaliser, privatiser et créer une société à deux vitesses. Ceux qui peuvent payer et les autres. Or, la fonction publique n’est pas une entreprise qui s’installe là où il y a un marché et des perspectives de profits. Et, pour FO, ses agents ne sont pas un coût mais une richesse ! Les services publics font vivre la République et contribuent à la cohésion sociale.

 

Derrière les mots froids de maîtrise des dépenses, trajectoire budgétaire, réduction du déficit, il y a une réalité très concrète : des postes en moins, des missions et des compétences abandonnées, des services qui se dégradent, des citoyens laissés sur le bord du chemin. On nous répète qu’il faudrait faire mieux avec moins. Mais chaque poste supprimé, c’est une surcharge de travail, une dégradation des conditions de travail, une perte de qualité du service rendu. C’est moins de service public.

 

Et le constat vaut pour les trois versants de la fonction publique, l’État, l’hospitalière et la territoriale. Moins de fonctionnaires dans la fonction publique d’État, cela se traduit dans les services par des guichets fermés, une dématérialisation à marche forcée, des citoyens sans interlocuteurs… Dans la police et la justice, ce sont des délais qui explosent, des agents épuisés, une perte de sens du travail. À l’Éducation nationale, cela se traduit par des classes surchargées ou fermées, des remplacements non assurés, une école à deux vitesses. Moins d’État, ce n’est pas plus d’efficacité. C’est plus d’inégalités !

 

Le constat vaut aussi pour la fonction publique hospitalière. L’austérité à l’hôpital, ce sont des lits qui ferment faute de personnel, des services qui disparaissent, des urgences qui saturent. Dans le versant territorial, l’effort budgétaire attendu de la part des collectivités est énorme. L’État transfère les compétences mais retire les moyens. Concrètement, cela signifie des crèches fermées, moins d’entretien des écoles, moins de transports publics. Dans les communes, départements et régions, moins d’agents, moins de moyens, ce sont des services publics qui rétrécissent pour les citoyens.

 

FO alerte depuis longtemps sur les conséquences sociales et humaines de ces politiques budgétaires d’austérité et refuse cette paupérisation de la République.

 

Contre  l’austérité perpétuelle 

 

Concrètement, pour les agents, qu’ils soient titulaires ou contractuels, c’est une perte de pouvoir d’achat équivalente à plus de 30% depuis 2000, à la suite de la non-revalorisation de la valeur du point d’indice. C’est le tassement des grilles indiciaires et le déclassement généralisé.

 

Défendre les services publics, c’est refuser une fonction publique sans avenir, sans perspective, sans salaires attractifs, sans effectifs suffisants, sans amélioration des carrières et conditions de travail des agents. Il est urgent de préserver les enjeux de continuité du service public, tant dans le respect de ses agents que dans celui du principe d’égalité d’accès de ses usagers, tous victimes des déserts administratifs créés par ces politiques d’austérité.

 

Illustration de cela : plus de quatre usagers sur dix rencontrent des difficultés pour contacter un agent, pour obtenir des informations ou un rendez-vous, conséquence du virage du tout numérique et de la baisse des effectifs dans les services ; presque un quart des personnes (23%) a renoncé à au moins un droit (allocation notamment) au cours des cinq dernières années, selon le Défenseur des droits.

 

Pour FO, il faut réimplanter des structures de plein exercice dans tous les territoires.

 

Les revendications de FO sont donc claires : une fonction publique qui fonctionne, c’est l’assurance d’un service public efficace, au service des citoyens. Les fonctionnaires doivent pouvoir vivre dignement de leur travail ! Ils ne doivent pas être la variable d’ajustement budgétaire permanente. Ils ne sont pas un « coût ». Ils sont le ciment de la République. Les élections qui se tiendront à la fin de l’année sont importantes.