Organisations
Signature d'un accord salarial à France Travail
Dans un contexte plutôt bien difficile, la négociation annuelle obligatoire a finalement abouti la semaine dernière à un accord, signé par six organisations syndicales : la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT-FO, la FSU Emploi et le SNAP France Travail.
Principales mesures:
- Une augmentation générale de 1,5% pour les agents de droit privé, avec effet au 1er octobre 2026.
- Une revalorisation des titres restaurant à 12,20 €, applicable à partir des titres commandés sur la paie d'octobre.
Selon la Direction, pour les salariés de droit public, les échanges se poursuivent avec les tutelles. Trois projets de décret sont en cours d'examen : une augmentation de 10 points d'indice pour tous, la création d'une prime de tutorat et le relèvement du taux de promotion global de 2% à 4%.....A suivre !
Pour le syndicat FO, c'est une première avancée arrachée grâce à la mobilisation des personnels et au rapport de force créé par la dernière grève ... mais le compte n'y est pas : signer cet accord ne relève en aucun cas d'un chèque en blanc ni d'un solde de tout compte !
Il considère que dans un contexte de décrochage inédit de notre pouvoir d'achat, tout ce qui peut être pris pour les agents doit l'être immédiatement ! ... mais regrette fermement que la Direction et certaines organisations syndicales aient rejeté la proposition d'une répartition plus égalitaire.
En appliquant les 1,5 % uniformément sur la partie fixe et la valeur du point :
- Les bas salaires ne touchent qu’environ 20 € brut par mois (niveau A).
- Les plus hautes classifications touchent jusqu'à 70 € brut par mois (niveau I4).
Ce choix crée un écart mensuel brut de 50 € entre le bas et le haut de la grille, lésant injustement les collègues les plus impactés par l'inflation.
Le syndicat entend réaffirmer son exigence, entre autres, d'une Prime de Partage de la Valeur (PPV) pour TOUS .
Il considère que les réserves financières de France Travail le permettent ! Et il exige le versement d'une PPV qui doit également bénéficier aux salariés de droit public, injustement privés de l'augmentation générale. Une lettre ouverte a été adressée en ce sens le 13 octobre au Directeur Général...