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Orange: le plan stratégique Trust the Future masque bien des réalités du quotidien
Officiellement destiné aux salariés, le plan stratégique Trust the Future s’adresse en réalité surtout aux actionnaires, masquant certaines réalités vécues au quotidien.
Il s’articule autour de trois ambitions stratégiques :
- Proximité client : transformer l’expérience client en relation d’exception, plus personnelle et proactive.
- Croissance par l’innovation : créer de nouvelles sources de revenus et développer des services innovants pour les particuliers et des solutions de confiance pour les entreprises.
- Excellence à grande échelle : tirer parti de la taille de l’entreprise et des nouvelles capacités offertes par l’IA pour atteindre des niveaux d’efficacité et d’innovation de référence dans l’industrie.
Si ces ambitions semblent prometteuses sur le papier, notre organisation syndicale entend rester vigilante : la réalité des salariés est souvent très différente.
L’entreprise met en avant que « la confiance est notre super-pouvoir », mais la confiance ne se décrète pas : elle se mérite et ne peut se limiter à un slogan.
Pour notre fédération , cela implique que :
- La confiance ne doit pas devenir un outil pour faire accepter des mesures qui fragilisent nos conditions de travail.
- La transparence et l’écoute sincère doivent accompagner cette stratégie.
- Le respect doit être présent partout, entre directions, salariés et représentants syndicaux.
- L’usage de l’IA doit être encadré et discuté avec les représentants du personnel ; sa mise en œuvre sans consultation ébranle la confiance.
La réalité concrète des salariés va souvent à l’inverse de ces principes. Les montants de participation et d’intéressement sont en baisse par rapport à l’année précédente, atteignant un niveau inédit depuis 2004. Cette situation entraîne une perte de pouvoir d’achat, et l’entreprise ne propose aucune compensation réelle, si ce n’est une prime de partage de la valeur qui reste insuffisante.
Comment faire confiance à une entreprise qui annonce vouloir ouvrir une négociation nationale sur le projet Regain, mais se présente finalement en négociation locale sans enveloppe financière, et qui fait appel d’une décision judiciaire l’obligeant à ouvrir ces négociations ?
La confiance ne se décrète pas : elle se mérite !