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14 / 09 / 2026 | 5 vues
Claire Guelmani / Membre
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Les salariés de Malakoff Humanis ne seront pas les variables d’ajustement de la crise que traverse le groupe

A l'occasion du CSEC extraordinaire 11 septembre  notre organisation syndicale a souhaité réaffirmer sa position concernant la situation de crise que traverse actuellement le groupe Malakoff Humanis.

 

Elle ne souhaite pas se laisser entraîner dans le débat médiatique actuel, où les questions, les affirmations et les interprétations se multiplient, jusqu’à présenter comme établis des éléments qui parfois ne le sont pas. Nous attendons les conclusions des investigations en cours menées par des auditeurs indépendants et le Parquet National Financier (PNF).

 

Il appartient à la gouvernance du groupe, dans le cadre de ses prérogatives, de tirer toutes les conséquences de la situation actuelle et de prendre les décisions nécessaires pour préserver la solidité et l’avenir du groupe.

 

Les confédérations qui ont désigné leurs représentants au sein de cette gouvernance, ainsi que les fédérations garantes du fonctionnement du paritarisme, doivent également pleinement jouer leur rôle.

 

Pour notre organisation syndicale , une chose est d’ores et déjà certaine : nous refusons que les salariés paient les frais de cette situation.

 

Nous demandons qu’un point précis, documenté et chiffré sur la situation économique soit présenté sans délai. Ce suivi devra ensuite être actualisé mensuellement afin de mesurer de façon objective et régulière l’impact de l’évolution de la situation économique sur les résultats du Groupe et d’en apprécier les éventuels écarts par rapport aux prévisions.

 

Depuis des années, les collègues ont accompagné les transformations du groupe, subi les réorganisations successives et absorbé une charge de travail toujours plus importante. Ils ont continué à faire fonctionner les activités malgré la pression, les changements permanents et la dégradation progressive de leurs conditions de travail, malgré l’accélération de la réduction des effectifs.

 

Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux ne pourront pas supporter que de nouveaux efforts leur soient demandés pour pallier les conséquences des décisions qui seraient prises. Ils n’accepteront pas que la crise que traverse le groupe se traduise, sur le terrain, par davantage de pression, de précarité ou d’incertitude. Pour nous ,  il n’est pas question que la prochaine NAO début 2027 soit sacrifiée, que l’intéressement de 2026 soit amputé ou que les perspectives salariales et professionnelles des salariés soient réduites. Il n’est pas davantage question de remettre en cause les emplois, l’employabilité ou les possibilités d’évolution de carrière.

 

Nous nous opposerons également à toute utilisation abusive des réorganisations pour camoufler des suppressions de postes, ou à toute tentative de faire porter individuellement aux salariés les difficultés de l’entreprise. Les insuffisances de résultats ou les désaccords avec la direction ne peuvent devenir des prétextes pour licencier afin de participer à la réduction des couts, le plus choquant étant quand des difficultés individuelles liées à une période de vulnérabilité sont instrumentalisées pour écarter des salariés.

 

Notre organisation syndicale  se positionne clairement dans le refus de l’accompagnement des orientations de la direction dont les conséquences sur les salariés sont déjà visibles. Nous avons dénoncé ces politiques, en vous alertant à de nombreuses reprises. Comme elle l’a toujours fait, elle continuera à agir dans l’intérêt des collègues et n’attendra pas que les conséquences soient devenues irréversibles.

 

Nous utiliserons pleinement tous les moyens dont nous disposons dans les instances représentatives, dans la négociation et dans l’action syndicale.

Nous contesterons toute mesure qui ferait payer aux collègues une situation dont ils ne sont pas responsables.

Nous porterons leurs revendications, nous exigerons les garanties sur l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail. Nous serons à leurs côtés pour faire respecter leurs droits et leurs acquis. Les salariés MH ne seront pas la variable d’ajustement de la gestion de cette crise.

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