Organisations
La clinique de l 'Anjou préfère appeler la police contre ses personnels plutôt que de négocier !
Les salariés de la clinique de l’Anjou étaient en grève la semaine dernière; 4 jours de grève massive, où les 200 grévistes quotidiens ont tout fait pour que s'ouvrent les négociations sur la base de deux revendications :100 euros nets mensuels et un 13eme mois.
Dans un contexte marqué par la hausse importante du coût de la vie, les salariés de la clinique de l’Anjou à Angers, essentiels pour protéger nos concitoyens, réclament un treizième mois ainsi qu’une augmentation de salaire.
Depuis de nombreuses semaines, ils se heurtent à une direction sourde à leur souffrance et indifférente face à leurs difficultés.
La clinique de l'Anjou est bien une clinique privée commerciale qui a fait 1 million de bénéfices en 2025, avec plus de 15 millions de réserve. Rappelons que les années déficitaires précédentes ne l'ont jamais amené à être rachetée.
L'argument Direction / CFDT d'une mise en danger d'un "modèle associatif" pour refuser de répondre a la demande de négociations des grévistes est inadmissible !
Il est du devoir d'un employeur de recevoir une délégation sans que les grévistes aient besoin d'envahir le hall pour qu'il l'accepte. Il est de son devoir de négocier un protocole d'accord de fin de conflit.
Or le mépris de la Direction s’est encore accentué ces derniers jours : la seule réponse apportée par la directrice aux salariés a été de faire appel aux forces de l’ordre.
Quelle honte !
Refuser la médiation avec l'inspection du travail proposée et traiter ses salariés comme des délinquants, relève de méthodes inacceptables !
Face à des travailleurs qui, au quotidien, se mettent en péril pour préserver la vie des patients, aucune mesure d’apaisement ni de considération ne leur est proposée.
Face à cette situation inadmissible, l’Union nationale des syndicats de la santé privée Force Ouvrière réaffirme son soutien sans faille aux salariés de la clinique de l’Anjou et à leur syndicat .
Elle exige du conseil d’administration de la clinique :
- de mettre fin sans délai à l’incapacité de la directrice à gérer cette crise ;
- d’organiser dans les plus brefs délais, en collaboration avec l’inspection du travail, une médiation afin de trouver une issue rapide et favorable à ce conflit.
Le comité de grève a voté une motion a l'unanimité en fin de semaine dernière demandant la démission d'une direction qui poursuivrait dans cette voie culpabilisatrice et répressive. Il la somme d'accepter la médiation et de négocier sur la base de leurs revendications comme elle doit le faire, et sans attendre.
Les salariés n'entendent pas être méprisés de la sorte. Déjà, de nombreux patients ont subi les conséquences du blocage de la direction.