La santé au travail, tant physique que désormais psychique, c'est d'abord s'assurer que la qualité du travail est garantie. C'est la responsabilité de l'employeur.
Les statistiques de l'assurance maladie (de sa branche des risques professionnels en particulier) et les comptes de résultat de certains contrats de prévoyance illustrent à quel point, au delà des discours et des "études", le retour sur investissement de la prévention ne s'impose pas comme une évidence dans les pratiques des entreprises.
Le geste suicidaire, survenu au temps et au lieu du travail et à un moment où le salarié est soumis aux instructions de l’employeur, est présumé accident du travail. Il s’agit là d’une présomption simple d’imputabilité. Autrement dit, elle peut être combattue par la preuve contraire, tirée des circonstances.
Aujourd'hui s'ouvre la longue journée européenne de la dépression qui s'achèvera le 9 octobre tandis que la journée mondiale pour un travail décent est programmée pour demain.
Le médecin du travail du site France Télécom d'Annecy où un salarié s'est suicidé le 28 septembre a sollicité l'intervention de Brigitte Font Le Bret, une psychiatre et médecin du travail grenobloise spécialisée dans la souffrance à travail, auprès des personnels.
L’actualité récente nous montre deux exemples du peu de considération des autorités pour notre profession :
« Nous avons eu connaissance de suicides récents d’agents du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM). Nous attirons votre attention et celle de votre administration sur ces drames.
La CFE-CGC-Unsa et FO de France Télécom ont décidé d'engager une action juridique avec une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d'autrui » et « non-assistance à personne en souffrance au travail ». On comprend pourquoi la grande majorité des directions se montrent si enclines à contester les demandes adressées à la
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