Organisations
Opco et apprentissage : les patrons et le gouvernement cherchent leurs économies… sur le dos du service public !
Une lettre envoyée le 23 juin 2026 par l’ensemble des présidences d’OPCO (Opérateurs de compétences) aux ministres du Travail et de l’Apprentissage vient de rendre publique la réalité des coulisses : la purge budgétaire frappe partout, et la chasse aux coûts est ouverte.
Sous couvert de « contraintes budgétaires », les OPCO annoncent :
- La mutualisation à marche forcée de leurs achats et de leurs ressources.
- La recherche d'économies drastiques pour les conventions d'objectifs 2026-2028.
- La création en urgence d'un « hub » pour essayer de stopper l'explosion des fraudes à l'apprentissage.
Pendant que le patronat négocie ses marges, que se passe-t-il à France Travail ?
Pression accrue sur les agents, baisse des moyens, multiplication des missions sans effectifs supplémentaires, injonctions contradictoires... C’est la même logique austéritaire qui nous étouffe au quotidien !
La fraude à l'apprentissage et à la formation
Alors que les OPCO tentent de colmater les fuites après coup, ce sont les agents de France Travail que l'on culpabilise ou à qui l'on impose des contrôles toujours plus lourds sans outils adaptés.
L'austérité budgétaire
Le gouvernement prépare déjà le Projet de Loi de Finances 2027. Les réductions de coûts imposées aux OPCO ne sont que le prélude aux nouvelles restrictions qui menacent le budget et les postes à France Travail.
Le démantèlement du service public
On privatise, on mutualise, on externalise... au lieu de donner les moyens humains et financiers nécessaires à la première ligne du service public de l'emploi !
L'ANALYSE DE NOTRE SYNDICAT:
Le système de financement de la formation professionnelle et de l'apprentissage craque de toutes parts sous le poids des choix politiques d'austérité.
Les agents de France Travail n'ont pas à payer la note des choix budgétaires de l'État et du patronat !
NOS REVENDICATIONS :
- DES MOYENS HUMAINS ET MATÉRIELS à la hauteur des exigences du service public, pas des suppressions de postes masquées sous prétexte d'efficience.
- DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES : Arrêt de la pression sur la quantification du contrôle et retour à un accompagnement de qualité pour les usagers et les entreprises.
- UN SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI FORT : Le financement de la formation et de l'apprentissage doit servir l'emploi durable et la qualification des travailleurs, non pas combler des manques à gagner budgétaires.
Le dialogue de sourds entre ministères et opérateurs ne doit pas se faire au détriment de nos métiers et de nos statuts.