Dans trois arrêts rendus le 3 mars dernier, la Haute Cour a apporté des éclaircissements sur l’articulation entre le licenciement et la rupture conventionnelle.
Si la rupture conventionnelle permet de rompre aisément le contrat de travail, ce dispositif nécessite de s’entourer des plus grandes précautions, pour éviter un refus d’homologation et une remise en cause de la convention.
Respecter le calendrier de procédure
Les erreurs de délai et de date figurent parmi les motifs de refus d’homologation les plus fréquents.
Dans son avis présenté au nom de la commission des lois, de la législation et de l'administration générale, Alain Tourret, rapporteur du budget de la fonction publique à l'Assemblée nationale a formulé pas moins d'une vingtaine de propositions concernant :
Rupture amiable du contrat de travail : les marges de négociation se réduisent
L’évolution récente de la réglementation, mais aussi de la jurisprudence, réduit les marges de négociation de l’employeur et du salarié désireux de mettre fin au contrat de travail d’un commun accord. Les restrictions sont d’ordre financier et technique.
Si le seul accord des parties suffit en principe à conclure une rupture conventionnelle (sous réserve d’autorisation ou d’homologation administrative), le salarié est parfois placé dans une situation qui fait obstacle à la rupture conventionnelle. Des décisions récentes statuent sur le sujet.
Forfait social, insécurité juridique croissante, arrivée prochaine d'un délai de carence de 180 jours.... plusieurs facteurs contribueraient à affaiblir ce mode de séparation à l'amiable pour certains avocats. Pour d'autres professionnels, celui-ci conserve encore tout son intérêt. La rupture conventionnelle est-elle condamnée à décliner ?
À la condition qu'elle ne règle pas un différend relatif à la rupture du contrat de travail mais à son exécution et aussi qu'elle intervienne postérieurement à l'homologation, une transaction peut être conclue. C'est la conclusion qui peut être tirée d'un arrêt rendu le 26 mars dernier par la Cour de cassation.
1,3 million de ruptures conventionnelles homologuées plus tard, la chambre sociale de la Cour de Cassation (Cass. soc., 29 janvier 2014) rend ses premiers arrêts sur la validité de ce dispositif de rupture.