Les conditions de travail dans les centres d’appels d’Euriware ont déjà été pointées du doigt à plusieurs reprises.
Le « tsunami sécuritaire » de ces derniers jours a multiplié le nombre d’appels par 4. Et le traitement des demandes a dû se faire en aveugle. Pas de directive claire, pas de stratégie définie, « faites au mieux »...
La pratique qui consiste à faire conduire d'ex-conducteurs passés cadres ou agents de maîtrise pendant les grèves est connue. Lors du dernier conflit sur la ligne du RER A, certains cadres avaient été désignés d'office par leur directeur, souligne d'ailleurs SUD RATP.
Dans une décision du 17 août 2011, le tribunal de grande instance de Bobigny a jugé que la société Alyzia (3 100 salariés), spécialisée dans la surveillance et le contrôle d'accès des personnes (enregistrement, embarquement...), s'est montrée coupable d'une entrave au droit de grève.
Près de 45 000 salariés (sur 196 000) de l'opérateur téléphonique américain ont entamé une grève début août afin de contester le nouveau contrat de travail proposé par la direction. Au-delà, Verizon souhaite également que les membres du syndicat Communication Workers of America (CWA) paient 25 % des primes de leur assurance-maladie à travers une contribution déductible des impôts.
Après six mois de conflit, les techniciens informatiques de France Télécom Orange, qui surveillent les réseaux vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ont obtenu une « compensation de pénibilité ». Au nombre de 450, ces superviseurs du service dit « 24/7 », qui travaillent entre 50 et 70 nuits par an, vont pouvoir abonder leur compte épargne temps afin de partir plus tôt à la retraite.
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