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L’absentéisme au travail a continué sa progression en 2025
De nombreux observateurs se penchent régulièrement sur l'absentéisme au travial...ses causes et ses conséquences. Verlingue, courtier en assurances spécialisé dans la protection des entreprises, vient de publier son 9ème baromètre annuel à partir des données analysées sur l'année 2025.
Il en ressort que l’absentéisme au travail continue sa progression en France., avec pour conséquence, un coût en forte augmentation pour les entreprises et des effets désorganisateurs qui imposent des politiques de prévention
Principaux éléments à retenir:
- plus d’un tiers des salariés (38,4%) a été concerné par au moins un arrêt (+1 % par rapport à 2024).
- La gravité du phénomène semble se renforcer puisque la durée moyenne d’un arrêt est de 21,5 jours (+2 % par rapport à 2024). Ceux-ci sont particulièrement au cœur de la dynamique haussière puisque presqu’un salarié sur dix a eu un arrêt long en 2025 (9,4% (+4 % par rapport à 2024 et +12 % par rapport à 2023)).
Les leviers à activer différent selon la nature des absences. Le baromètre révèle ainsi quelques disparités entre absences conjoncturelles, saisonnières et de courte durée et absentéisme structurel : d’un côté, les arrêts très courts (1-3 jours) par nature imprévisibles dont la fréquence augmente (+2 %) ; de l’autre, les arrêts longs (31 jours et plus) qui concentrent 74 % des jours d’absence.
- le coût du maintien de salaire a augmenté de 10 % en 2025, sous l’effet conjugué de trois facteurs : la hausse du taux d’absentéisme (+4 %), l’augmentation des rémunérations (+4 %) et la modification réglementaire abaissant le plafond de revenu pris en compte pour le calcul des indemnités journalières de la Sécurité Sociale au 1er avril 2025 (+1,9 %).
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Les cadres, s’ils demeurent moins touchés dans leur ensemble, se distinguent par une augmentation forte de leur taux d’absentéisme (à 2,7% il augmente de 18% par rapport à 2023) et une croissance plus rapide de la durée moyenne de leurs arrêts (+5 % environ contre +2 % au global) ainsi qu’une exposition aux arrêts longs qui progresse nettement (+10 %). Les 25-35 ans semblent être aussi une population à surveiller avec un besoin de prévention renforcée (exposition en hausse de +4 % (contre +1 % au global).
Par secteur d’activité, tous les secteurs sont concernés, la santé restant le plus touché (taux d’absentéisme à 7,8%) mais la hausse est particulièrement prononcée dans les Services (+8 % par rapport 2024), où la proportion de cadres est la plus importante.