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La direction de la Banque de France explique que les organisations syndicales souhaitent un appauvrissement des actifs…l'intersyndicale tient à mettre les choses au point
Dans une communication datée du 6 juillet 2026, la direction explique que les organisations syndicales souhaitent un appauvrissement des actifs…Penser que les agents vont y croire est insultant !
L'intersyndicale de la Banque de France tient à rappeler que depuis 10 ans, la direction a fait perdre 10% de la valeur du point d’indice, a mis en place une réforme des carrières pour ralentir l’avancement de tous les agents et a supprimé près de 30% des effectifs. Durant toutes ces années, les organisations syndicales n’ont cessé de dénoncer la paupérisation des agents de la Banque de France. Elles n’ont eu de cesse de demander le juste paiement du travail et de l’investissement des agents.
À qui la direction essaie donc de faire croire qu’elle veut généreusement distribuer de l’argent aux actifs et que ce sont les organisations syndicales qui l’en empêchent.
Pour valoriser le pouvoir d’achat des actifs, la direction dispose d’un outil : les négociations salariales (NAO)
La réalité est bien plus simple : la direction ponctionne 7 millions d’€ aux retraités après leur avoir prélevé bien plus il y a 3 ans
Il y a trois ans déjà, la direction avait réduit drastiquement la subvention de la mutuelle aux retraités. Cette réduction s’était traduite par le passage d’une subvention égale à celle des actifs à une subvention forfaitaire de 30 € par mois. A l’époque, la Banque avait discrètement versé 180 millions d’€ au compte de résultats et finalement en dividendes à l’État via une reprise de provision.
Comme toujours, les attaques de la direction se font par vagues successives. Ainsi, voilà la direction qui décide unilatéralement la suppression de la subvention de 30 € pour 90% des retraités. Une telle annonce est évidemment refusée par les organisations syndicales.
La direction indique qu’elle souhaite réallouer les 7 millions d’€ qu’elle prend dans les poches des retraités vers les actifs. Elle oublie juste d’évoquer les 100 millions d’€ de reprise de provisions qu’elle s’apprête à réaliser.
Si la direction veut améliorer le pouvoir d’achat, il lui suffit de rouvrir des négociations salariales : celles qu’elle a refusées il y a à peine un mois !
Rappel : la direction fait ce qu’elle veut en termes de rémunération !
Pour preuve, il y a un mois à peine, les organisations syndicales avaient proposé un accord majoritaire lors des « négociations salariales » pour limiter les rémunérations variables et le creusement des inégalités de salaires au sein de la Banque. La direction a refusé la proposition d’accord et a décidé unilatéralement de la politique salariale.
Les organisations syndicales rappellent qu'elles sont disponibles pour rouvrir des négociations salariales mais refusent d’être les faire-valoir d’une direction dont la politique consiste à réduire toujours plus les droits des agents
Une longue histoire de promesses/chantages qui ont toujours fini par une perte pour toutes et tous
Pour la Banque, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
La Banque communique : subvention des actifs portée de 80 % à 90 %, meilleures garanties, bonus de 400 € à l'ouverture d'un plan épargne retraite (qui n’existe pas !!!), le tout conditionné à l'accord des organisations syndicales sur la suppression du forfait de 30 €/mois versé aux retraités. Ce qu'elle ne dit pas : ce que ce recul rapporte réellement, et à qui.
Actifs contre retraités, diviser pour mieux faire régresser : conditionner un avantage pour les uns à un recul imposé aux autres n'est pas négocier, c'est manœuvrer.
Le compte est vite fait :
- Suppression des 30 €/mois aux retraités : 7 millions d'€ de droits annuels en moins
- Prestations et subventions augmentées : 2,5 millions d'€ tous les ans
- Bonus plan épargne retraite qui n’existe pas : 400 € versés la première année, mais plus rien ensuite
Résultat : plus de 4 millions d'€ d'économie chaque année pour la Banque, financés par un recul
On ne négocie pas en exigeant d’entériner un recul. Il s’agit d’un chantage.
Pire : la Banque ne cherche pas un accord avec les organisations syndicales. Tout est décidé d'avance. Cette proposition n'est pas une base de négociation, c'est un artifice destiné à faire porter aux organisations syndicales la responsabilité d'un blocage qu'elle a elle-même organisé.
| Ponction | Perte pour les agents |
| Depuis 2019 : 3,5 milliards d'€ d’excédents de la caisse de retraites |
3,5 milliards d'€ reversés à l'État depuis 2019 ,soit plus de 3 fois la masse salariale annuel et une perte de pouvoir d'achat de 6,5 % du point d'indice depuis 2019 |
| 2020 : la Banque annonce que la totalité des 9,4 millions d'€ de coûts directs annuels de l'activité GESCCO financera la prévoyance | La cotisation versée par la Banque au régime de prévoyance va baisser, soit un gain de 3M€ par an. Aucune redistribution n'est envisagée |
| 2021 : suppression d'une partie de la subvention de la Banque aux retraités pour la complémentaire santé | 180 millions d'€ de reprise de provisions au compte de résultat. La banque n'a jamais démenti l'avoir fait partir en dividendes |
Conclusion : il n’y a rien à attendre des fausses promesses de la direction .Seule une mobilisation collective permettra des avancées
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