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28 / 10 / 2026 | 10 vues
Jacky Lesueur / Abonné
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Culture générale passable : Rapport président des jurys de concours pour l'entrée à l'INSP

Au terme de chaque session, le président des jurys de concours pour l'entrée à l'INSP (l’Institut national du service public qui a remplacé l'Ena) établit un rapport destiné aux candidates et candidats ainsi qu’aux centres de préparation et à leurs formateurs.

 

A partir des observations réalisées à cette occasion, ce document apporte ainsi un éclairage concret sur les profils des candidats, les modalités de sélection  et  formule chaque année  des recommandations à intégrer  dans les réflexions à mener pour les futurs recrutements.

 

Le  dernier rapport sur les concours d’entrée a été diffusé ces jours-ci (*) 


Il souligne que:

  • avec 2 970 inscrit-es, la voie générale atteint un record depuis 1945, soit une hausse de 38 % du nombre d’inscrits par rapport à 2024  ce qui confirme un haut niveau de sélectivité ( 80 places étaient offertes globalement) 
  • la poursuite de la féminisation de la promotion avec 47,5 % de femmes admises en voie générale (38 lauréates pour 80 admis)
  • une représentation territoriale marquée, la majorité des lauréat-es étant issue de lycées de province

 

Mais on retiendra ,entre autres également, que le président du jury déplore, après ses prédécesseurs, la méconnaissance par un trop grand nombre de candidats des faits majeurs de l’histoire politique, économique et sociale de la Quatrième et de la Cinquième République

 

Et ainsi souligné dans la synthèse de ce rapport que: : "Les questions historiques ne doivent ni étonner ni être éliminées, dès lors qu’elles s’inscrivent dans une chronologie contemporaine (après 1945 ou depuis la Vème République) et qu’elles ont trait aux fondamentaux de l’Etat en France : la constitution et l’organisation des pouvoirs en France, les institutions, la décentralisation, l’appartenance à l’Union européenne et nos alliances, les grands mouvements sociaux en France, les grandes lois sur la Fonction publique ou sur la Sécurité sociale, les réformes territoriales etc.
 

Il n’est pas non plus admissible qu’un président de la République ne soit ni connu, ni situé correctement dans les 60 dernières années et que la période de la crise du Covid soit considérée comme la borne chronologique ultime de l’histoire contemporaine. Il est donc hautement souhaitable que les candidats, futurs cadres supérieurs de l’administration française, connaissent clairement les grandes étapes de la chronologie politique de la seconde moitié du XXème siècle."


Enfin l'auteur  "regrette, et malheureusement avec surprise, que le système et l'organisation judiciaire (rôle des Parquets par exemple) soient trop souvent méconnus des candidats. ".... ce qui interpelle pour un recrutement  des futurs cadres supérieurs et dirigeants de l’État.


Ce qui conduit à penser qu'un  effort significatif est à entreprendre sur ce point  tant dans les programmes de l'Education Nationale que dans les formations préparant aux concours administratifs.... !!

 

(*) Pour en savoir plus sur les propositions d'adaptation suggérées sur l'organisation des concours:

https://www.insp.gouv.fr/actualites/preparationnaires-des-concours-dentree-linsp-consultez-le-rapport-du-president-des-jurys

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