Organisations
France Travail: nos emplois et nos missions ne sont pas à vendre !!
NON À LA CASSE DU SERVICE PUBLIC !
Les masques tombent. Dans un entretien accordé aux Echos, un candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027vient de lancer une attaque frontale contre notre institution. Sa proposition ? Une « réorganisation massive » de l’État qui passerait par la fusion ou la privatisation pure et simple de France Travail.
Sous prétexte de réduire les dépenses publiques, on cible une nouvelle fois les 54 000 agents qui portent à bout de bras l'accompagnement des travailleurs privés d'emploi et des entreprises.
Même les économistes libéraux le reconnaissent dans les médias : ces pistes sont de fausses bonnes idées, dangereuses et déconnectées du réel !
Décryptage d'une attaque injustifiée :
- Le mensonge du coût financier : On tente de faire croire que France Travail siphonne le budget de l’État. C'est faux ! L’État finance moins de 10% de notre budget, le reste provenant des contributions de l'assurance chômage (Unédic). Supprimer ou sabrer notre budget ne réduira en rien les dépenses publiques, mais détruira le service rendu.
- Le mirage de la privatisation et de la fusion : Après la fusion douloureuse de 2008 et la bascule de 2024, on voudrait nous imposer une nouvelle restructuration coûteuse et stérile. Une fusion absorbe des millions d'euros et paralyse les équipes pendant des années au lieu de les aider.
- Le danger de la "mise en concurrence" par l'argent public : Certains imaginent déjà distribuer des « bons » pour envoyer les usagers vers des agences d'intérim privées ou des structures lucratives. Le chômage ne doit pas devenir un marché ! Le service public de l'emploi doit rester neutre, gratuit et accessible à tous sur tout le territoire.
- La numérisation et l'IA comme outils de régression sociale : L'intelligence artificielle doit servir à alléger nos tâches pour nous permettre de nous redéployer vers l'humain et l'accompagnement des plus précaires. Notre syndicat refusera toujours que la technologie serve de prétexte pour supprimer des postes de conseillers ou pour automatiser l'exclusion des usagers !
Pour notre organisation syndicale , le service public n’est pas une charge financière, c’est la richesse de ceux qui n'en ont pas !
Nous exigeons :
- Le maintien du service public de l’emploi et de tous ses agents.
- L'arrêt immédiat des logiques de marchandisation de l'accompagnement.
- L'utilisation des gains de productivité (IA, outils numériques) pour améliorer nos conditions de travail et renforcer l'humain, pas pour couper dans la masse salariale.
- Des moyens à la hauteur des missions qui nous sont confiées au quotidien.
Ne laissons pas les calculs politiciens et les idéologies libérales détruire notre outil de travail et le filet de sécurité des travailleurs privés d'emploi. Notre syndicat sera en première ligne pour bloquer toute tentative de démantèlement, de filialisation ou de privatisation de France Travail.