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Conseiller bancaire à La poste: Bien des questions sur l'avenir
Si jusqu’à aujourd’hui le nombre de postes de conseillers bancaires reste relativement stable, de nombreux conseillers s’interrogent sur leur avenir. En effet, ils voient leur activité grignotée.
La digitalisation des opérations, qui se veut un complément au réseau physique des bureaux, représente certainement un avantage économique et répond aux besoins d’un grand nombre de clients.
L’application mobile compte aujourd’hui 6 millions d’utilisateurs.
Par exemple, sur le contrat de performance des CBP, 50 % des entretiens doivent être réalisés à distance et le taux de signature électronique doit représenter 60 % des signatures d’opérations d’assurance-vie.
Pourquoi ces objectifs ?
Le conseiller n’est-il pas en mesure de savoir si tel ou tel client préfère venir en bureau. L’éternel manque de confiance conduit une nouvelle fois La Poste à imposer des attendus incitant parfois le conseiller à imaginer des subterfuges pour atteindre l’objectif. Sinon, le couperet tombe au niveau de la RVB. Que de temps perdu !
Enfin, l’intelligence artificielle est également en train de grignoter l’activité des conseillers bancaires.
Le partenariat de LBP avec Mistral reste encore flou et nous n’avons pas connaissance réellement de l’impact sur le métier de conseiller. Pour notre organisation syndicale , l’IA doit rester un facilitateur, mais ne doit nullement faire à la place de l’humain les opérations à valeur ajoutée.
L’évolution du métier de Chargé de Clientèle amène tout naturellement une concurrence dans certains bureaux. La multiplication des produits éligibles à la commercialisation en espace co ainsi que l’évolution de la fiche de poste qui prévoit de la relation multi canal, et donc par téléphone sont autant de sujets qui interpellent.
Enfin, quand lors de la présentation des résultats de La Banque les dirigeants s’enorgueillissent de présenter les encours de gestion sous mandat de Louvre Banque privée, ils oublient de préciser que nombre de clients ne sont pour la plupart que des clients patrimoniaux qui ont quitté les portefeuilles de CAEP. Le réservoir se vide sans pour autant se remplir.
En effet, si la conquête de ce type de client pouvait être réalisée grâce au crédit immobilier, la stratégie de l’Entreprise ne le permet plus à cause des taux prohibitifs pratiqués.
Face à ces constats, il est normal de se poser des questions.
Le plan stratégique « Ambitions 2031 - Réussir ensemble » ne devrait pas porter uniquement sur les dépenses de personnel.
Pour autant, cette annonce ne nous rassure pas. Alors que globalement le nombre de postes de conseillers a peu diminué en deux ans, nous ignorons si tous ces postes sont comblés, ce qui est peu probable. Afin de pérenniser l’activité de la banque, de freiner l’attrition de la clientèle et de permettre aux conseillers bancaires de travailler dans de bonnes conditions en préservant leur RVB, notre fédération réclame le comblement de tous les postes vacants de la ligne conseil bancaire.
Le maintien de la relation humaine en face à face reste un maillon essentiel pour pérenniser l’activité bancaire.