Une seconde réunion paritaire sur les NAO 2019 s'est tenue la semaine dernière avec des propositions de la direction de la MAIF bien loin des revendications exprimées par les organisations syndicales.
L'intersyndicale (CAT, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO et UNSA) a tenu à s'adresser directement à la responsable des RH pour confirmer son exigence :
C'est suffisamment rare pour le souligner : le 19 décembre 2018, une intersyndicale CFTC, CFE-CGC, CFDT et CGT a adressé un courriel à la direction générale d'Ausy (donc à son président François Beharel) et du groupe Randstad France.
Dans son édition du 23 janvier 2019, l'article intitulé « Une augmentation en or Macif » dans Le Canard Enchaîné met en exergue « le cadeau de fin d’année reçu par le patron de la Macif Alain Montarant », soit une hausse de 62,5 % pour un revenu cumulé annuel de près de 400 000 €.
Le 8 janvier 2019, après quatre séances de négociation, notre fédération a signé l’accord revalorisant de 2,1 % les barèmes des minima des ingénieurs et cadres de la métallurgie pour 2019 et a fait appliquer la clause de revoyure de l’accord de 2018.
Au total, 3,3 % pour ces deux années ont été obtenus avec le rattrapage de 2018.
En France, le salaire est librement fixé sous réserve de respecter le SMIC ou le salaire minimum conventionnel et le principe « à travail égal, salaire égal » (voir « Quel avenir pour le principe d’égalité de traitement ? »).
Beaucoup de commentateurs s’interrogent sur les débouchés politiques du mouvement « gilets jaunes », comme s’il s’agissait là d’un mouvement social comme un autre, c’est-à-dire porteur d’une revendication centrale dans le cadre d’une politique sectorielle (SNCF, par exemple).
Le Président de la République, son gouvernement et ses députés vont-ils comprendre que la revendication majeure des Français est l’abandon des directives européennes qui prônent l’austérité des salaires ? Le Portugal ouvre la voie avec des résultats plus très encourageants. Alors…