L’empowerment, ce néologisme anglo-saxon tient son radical dans le mot power (pouvoir) auquel il adjoint implicitement les notions d’autorité et de puissance. Du coup, et même si les mots pouvoir, autorité et puissance sont voisins, l’empowerment est difficilement traduisible en français
La réingénierie, que l’on pourrait tenter de traduire par « écrasement de la pyramide hiérarchique » ou encore « création d’organigrammes en râteau », nous a été présentée, vers le milieu des années 1990, sous des aspects particulièrement alléchants : repenser les processus de l'entreprise dans l’optique d’une efficacité optimale à coût réduit. Rien de plus.
Si le stress est depuis quelques temps sujet d'effroi dans les entreprises, certains n’hésitaient pas récemment à l’ajouter à la panoplie des conditions nécessaires à la bonne conduite d’un projet.
Depuis le milieu des années 1990, c’est à marche forcée que, surtout dans les grandes entreprises, le dogme de la mobilité a imposé aux salariés de fréquents changements de poste et/ou géographiques. Le leitmotiv étant devenu, dans le public comme dans le privé, il faut changer !
La souffrance au travail ne date pas d’hier. On la trouve dans l’étymologie même du mot travail, ce vocable qui nous vient du latin tripalium désignant un instrument de torture et que le dictionnaire moderne définit comme l'application nécessaire pour faire quelque chose.