Depuis le 27 mai, un conflit dur a comencé dans notre entreprise. La crise, le recul des commandes, la perte de parc sont les arguments de la direction pour ne pas augmenter ses salariés.
Les syndicats de fonctionnaires doivent se réunir jeudi pour discuter d’une riposte pour arracher une augmentation générale des salaires dans la fonction publique. Ils ne sont pas prêts à avaler la décision unilatérale du gouvernement de geler le point d'indice qui sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions de fonctionnaires, en 2011 et 2012.
La CGT de Pôle Emploi était le seul syndicat a appeler à la grève le 14 avril pour dénoncer la dégradation des conditions de travail. La mobilisation n'a pas été au rendez-vous. Au total, le taux de grévistes est de 1,33 %. Aucun site n'a été contraint de fermer.
Pas de démocratie ni de reconquête sans syndicats revendicatifs et confédérés : préservons-les !
Au lendemain du conflit sur les retraites et à la lumière de la révolution engagée en Tunisie, il paraît utile de revenir sur la place actuelle des syndicats.
Au milieu des années 1980, J. Welch, PDG de General Electric, avait déclaré : « Nous devons traverser les syndicats comme nous traversons maintenant les frontières ».
Alors que la grève de la faim des anciens salariés de Generali atteint son 61ème jour, la médiation judiciaire voulue par le Ministère du Travail n’est toujours pas mise en œuvre en raison des réserves émises par l’employeur.
La chambre sociale de la Cour de Cassation a rendu un arrêt particulièrement protecteur du droit de grève, en ayant une lecture extensive de l’article L.1251-10 du Code du Travail. Cet article interdit de recourir au travail temporaire « pour remplacer un salarié dont le contrat est suspendu à la suite d’un conflit collectif de travail ».